Les Indes noires

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Résumé

Les Indes noires est une œuvre du romancier français Jules Verne. Il s’agit plus particulièrement d’un roman d’aventures et d’anticipation. Il a été publié d’abord en forme de feuilleton dans le journal littéraire Le Temps environ un mois, avant de paraître en volume le 24 septembre 1877. Il sera suivi par Le Rayon vert, paru quatre ans plus tard en 1881.

Le roman traite entre autres de la richesse des nouvelles terres, ici les Indes, qu’elles soient orientales ou occidentales qui ont toujours été des fantasmes pour les hommes d’Europe qui arrivaient dans ce « nouveau monde ». Richesses que Verne met en parallèle avec les richesses des pays les plus industrialisés d’Europe, richesse fondée sur l’industrie, le travail ouvrier, les grandes villes, le début d’une nouvelle forme de consommation mais surtout sur l’énergie de l’époque, le charbon, durant la période de la révolution industrielle dans la seconde moitié du 19° siècle.

Le roman présente ainsi les régions industrielles du vieux continent ( l’Europe ), et plus spécialement les vieilles houillères, des sites d’exploitation et d’extraction de la matière première, la houille que l’on peut utiliser comme énergie ou combustible, dans la région d’Aberfoyle en plein milieu de l’Écosse : ces houillères sont à l’arrêt, plus rien ne fonctionne. Le paysage décrit est d’ailleurs totalement désert, vide, comme inhabité depuis des années : les cages, les ascenseurs, les rails et les wagons, les tuyaux et bien sûr les machines ont été retirées, il ne reste plus rien de l’exploitation d’Antan. Les seuls « restes » de cette houillère, ce sont trois personnages, une famille qui a décidé de rester malgré tout : il y a Simon Ford, homme d’une soixantaine d’années qui a été overman à l’époque, et qui vit encore ici avec sa femme et leur enfant, Harry, un jeune homme d’environ vingt-cinq ans.

Après des années de vie sans travail ni ressources pour vivre convenablement, bien que la famille soit dans un cottage relativement confortable, Simon cherche à s’en sortir, et prend une décision : un jour, il envoie un courrier à un ex collègue, un certain James Starr vivant désormais à Édimbourg, qui était à l’époque l’ingénieur de la mine. Il lui demande une chose dans cette lettre : aller à la fosse communément appelée la fosse Dochart. James décide à s’y rendre, mais reçoit le jour même un second courrier d’un autre homme, Silfax qui lui dit exactement l’inverse, qu’il est peu utile d’aller à cette fosse. James hésite alors face à ces deux lettres contradictoires mais va quand même vérifier sur place, où Simon Ford lui explique qu’il a trouvé un nouvel endroit pour extraire et exploiter du charbon dans la région, dans cette fosse.

Forts de cette découverte partagée, Simon Ford, sa femme, son fils Harry, un ami d’Harry prénommé Jack Ryan (qui travaillait dans une ferme jusqu’alors) et James Starr vont partir en exploration dans cette fosse encore assez mal connue. On voit ainsi un parallélisme fait par l’auteur entre la découverte d’un nouveau monde où l’on trouve des richesses nouvelles comme les Indes, et ici l’exploration d’une fosse à charbon où les hommes vont pouvoir travailler et retrouver de quoi s’enrichir. L’adjectif de couleur « Noires » se référant au charbon, renvoie indirectement aux Indes.

Mais leur exploration va vite prendre une mauvaise tournure : alors qu’ils étaient dedans à chercher comment y travailler, l’entrée s’écroule, bien que cela eût semblé impossible au moment de la descente. Tout est clair maintenant, il s’agit d’une action volontaire, on cherche à les y enfermer. Bien que bloqués, les cinq personnages reçoivent de l’aide matérielle, à savoir le minimum, de l’eau et du pain, afin qu’ils puissent survivre. Le pain et l’eau sont placés chaque jour sur une étroite ouverture où l’on ne peut faire passer que la main, ou des menus objets. Les cinq personnages, bloqués à la mine sans moyen de sortir, mais qui ont de quoi manger et boire pour vivre se demandent alors ce qui leur arrive, et se posent des questions à propos de qui aurait pu faire cela, qui les nourrit, qui avait pour intérêt de les enfermer. Ils vont alors chercher à savoir combien de personnes sont impliquées dans le complot, ou si les légendes de la région s’avèrent réelles.

Ils ne sont pas au bout de leurs peines, quand peu de temps après, d’autres événements étranges se produisent dans la mine : premièrement la voûte va s’écrouler tandis que le lac Karine non loin commence à se vider. Alors qu’ils cherchent un moyen de sortir, les deux hommes trouvent une sorte de puits. Mais au fond de ce puits, leur surprise sera encore plus forte : Harry et Jack, en se penchant vont faire une découverte étonnante : il y a une jeune fille dedans, d’environ quinze ans qui s’appelle Nell, qui n’a visiblement jamais vu la lumière du jour de sa vie : seule, elle est totalement effrayée par cinq personnes qui arrivent à sa rencontre. La narration prend ici un tournant vers le fantastique. En parlant avec Nell, ils se réalisent qu’elle a du mal à communiquer dans le même langage qu’eux, qu’elle n’a aucune connaissance en ce qui concerne la division du temps comme on la connait : elle ne connaît rien sur les minutes, les heures, les jours ou les années. Cette « enfant des abîmes » va faire connaissance avec Harry, et ils vont tomber amoureux l’un de l’autre bien que Jack aussi ait eu des vues sur elle, car elle lui plaisait. La famille Ford va alors essayer de mettre Nell sous son aile et de « l’adopter » afin de l’éloigner de son grand père. Les personnages découvrent par la suite que c’est Silfax, celui qui avait déconseillé à Starr de se rendre à cette mine, qui est à l’origine de tout cela. Ils apprennent également qu’il est le grand père de Nell, la jeune fille enfermée dans la mine, passablement apeurée, et qu’il ne voulait surtout pas que des anciens mineurs, ayant trouvé un nouveau filon dans cette fosse ne prennent possession des lieux. Il vivait dedans, avec sa petite fille et ne voulait pas être importuné par qui que ce soit. Il connaissait la mine, et ne voulait plus en sortir finalement, quitte à vivre dedans, comme une partie intégrante de sa vie. Il les laissera finalement sortir en leur demandant de ne plus jamais mettre les pieds dans cette fosse.

Nell quittera finalement la mine et son grand père, la seule famille qu’il lui restait, pour aller vivre avec les Ford et Harry qu’elle aime et qui l’aime.

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