Les Indes noires

par

La résistance des anciens ouvriers

De cette opposition, entre les Indes et la couleur noire de la région, on pourrait penser que l’endroit décrit est totalement désert (« Un indifférent lui-même eût été touché du triste aspect que présentait l’établissement abandonné. C’était comme le squelette de ce qui avait été si vivant autrefois ») mais il reste quelques « résistants », qui sont restés dans la région, malgré la difficulté et le manque de travail, malgré la misère qui guette, malgré le fait que désormais, l’activité soit ailleurs. Ainsi, si les machines ont disparu, il subsiste des « restes » de cette houillère, qui sont les trois membres d’une famille qui est restée: il y a Simon Ford (un homme d’une soixantaine d’années) qui fut overman ou contremaitre à l’époque, qui vit encore ici avec sa femme Madge ( à peu près le même âge ) et leur enfant, Harry, un jeune homme d’environ vingt-cinq ans. Cela fait environ dix ans que la famille subsiste tant bien que mal, avec très peu de ressources, bien que leur cottage soit relativement confortable. Ces cottages, ces maisons de campagne avaient été construites pour les mineurs : « Ces maisons de mineurs, construites en briques, s’étaient peu à peu disposées d’une façon pittoresque, les unes sur les rives du lac Malcolm, les autres sous ces arceaux, qui semblaient faits pour résister à la poussée des voûtes comme les contreforts d’une cathédrale ».

Mais Simon, même s’il a décidé à rester dans cette région qu’il aime tant, là d’où il vient, là où il a travaillé, sait que cette situation ne peut perdurer ; il lui faut trouver une...

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Dissertation à propos de Les Indes noires