Les Raisins de la colère

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Les fondements d’un nouvel état d’esprit

Steinbeck jette les bases d’une nouvelle manière de penser et d’envisager le monde, tout en les critiquant avec virulence. Il veut mettre en valeur l’injustice constante à laquelle sont livrés les hommes. Il utilise la métaphore du cycle des saisons pour montrer que non seulement la terre est violée, mais également que l’ordre logique des choses, la nature en tant que berceau de l’humanité se trouvent chamboulés. En effet, l’homme qui ne vient pas de la terre, en s’appropriant des terres dont il connaît peu l’histoire et le fonctionnement, désorganise complètement le cycle naturel des récoltes et des plantations. Il se dresse contre la terre qui l’a porté, même de loin, et la renie totalement. Steinbeck dénonce ainsi les cultures de coton qui assèchent et meurtrissent les sols, tout en montrant l’inconscience humaine. Ces cultures utilisent une variété de produits nocifs pour que ses rendements soient plus importants pour un temps déterminé, ce qui ne les situe plus dans une logique de durée et de respect, mais à l’inverse, elles relèvent alors d’un viol brutal et d’une forte production dont le but visé est l’immédiateté. En raison de ce comportement, l’homme se met la terre à dos puisqu’il est lui-même victime des produits qu’il utilise pour la rendre plus « efficace ». En effet, l’auteur décrit parfaitement les masques, les gants, tout l’arsenal que les paysans doivent désormais porter pour être protégés des exhalaisons chimiques des substances employées. Étant désormais dans une logique de haine et de danger, ils font d’elle une ennemie à combattre, affaiblie et rendue vulnérable dans une logique d’épuisement.

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Dissertation à propos de Les Raisins de la colère