Les Six Napoléons

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Résumé

L’action se déroule dans le Sud de l’Angleterre, près de Londres, au tout début du XXe siècle. L’inspecteur Lestrade de Scotland Yard vient trouver Sherlock Holmes et le Dr Watson pour une affaire surprenante : un homme fou, dont on pense qu’il hait l’empereur français, casse des bustes en plâtre de Napoléon Ier après s’être introduit par effraction chez des particuliers. La première effraction a au lieu chez Mrs Hudson, qui possède un magasin de vente d’objets d’art. Un premier buste en plâtre a donc été volé, puis brisé. La deuxième et la troisième effraction ont eu lieu à la clinique et au domicile du Docteur Barnicot, grand admirateur de Napoléon Ier. Sherlock Holmes observe que l’homme n’est sans doute pas totalement fou, puisque la destruction des statues a été faite de façon à ne pas être surpris, d’abord en dehors de la maison puis dans la clinique déserte. Il demande à être informé des suites de l’affaire.

Holmes et Watson sont appelés le lendemain par télégramme à venir d’urgence à Pitt Street au domicile d’Horace Harker, où a été commise une autre effraction, avec meurtre cette fois-ci. Horace Harker leur raconte que pendant qu’il écrivait ses articles tard le soir (il est membre du syndicat de la presse), un homme est entré et a volé le buste. Quand il est sorti, il a aperçu un cadavre à sa porte et s’est évanoui. Une photo a été trouvée dans la poche du mort. Le buste quant à lui est retrouvé brisé dans la jardin d’une maison inoccupée. Holmes, Watson et Lestrade vont voir le buste brisé, et Sherlock Holmes remarque que l’homme l’a cassé près d’un bec de gaz. Lestrade et lui décident de deux axes de recherche différents : Lestrade fait enquête sur la victime, et Sherlock en partant des bustes et de la photo. Holmes recommande à Lestrade de livrer à Horace Harker de fausses déductions concluant sur la folie pour que le criminel puisse continuer ses affaires et multiplie les risques d’être attrapé. Holmes donne rendez-vous à Lestrade le lendemain à 18 h chez lui.

Un grande journée commence pour Holmes et Watson. Ils vont d’abord au magasin des frères Harding où ont étés vendus les six bustes, mais on leur dit que le propriétaire reviendra dans l’après-midi. Ils vont donc visiter Mr Morse Hudson, marchand d’objets d’art, qui avait commandé trois bustes à Gelder et Cie : le premier buste a été cassé directement à son magasin, et les deux autres vendus au Dr Barnicot. Il reconnaît sur la photo Beppo, un Italien qui est était homme à tout faire chez lui, parti deux jours avant que l’affaire des bustes ne commence.

Holmes et Watson partent ensuite visiter l’atelier de sculpture et de moulage Gelder et Cie. Le directeur allemand leur explique que cent copies auraient été faites de ce buste – les bustes en plâtre étant généralement faits par des ouvriers Italiens – ; parmi la fournée originale de six, trois auraient été envoyées à Mr Morse Hudson ; trois autres auraient été vendues aux frères Harding. Il reconnaît bien la photo, il s’agit d’un travailleur doué qu’il avait engagé, mais contre lequel il était en colère, car la police avait dû venir chez lui après que Beppo avait poignardé un autre Italien. Il avait été par la suite condamné à un an de prison. Sherlock Holmes recommande la discrétion auprès du cousin de Beppo qui travaille à l’atelier, car l’affaire est grave.

Une fois au restaurant, les deux hommes constatent que l’article de Harker a été imprimé avec les recommandations voulues par Holmes. Puis ils repartent voir Mr Harding. Celui-ci a commandé trois bustes à Gelder et Cie qu’il a ensuite vendus à Mr Horace Harker, Mr Josiah Brown et Mr Sandford. Il ne reconnaît pas l’homme sur la photo et admet que n’importe qui parmi les Italiens qui travaillent pour lui aurait pu accéder au livre des ventes. Holmes part du magasin et rencontre Lestrade à 18 h. Celui-ci a fait ses propres recherches : la victime, Pietro Venucci, faisait partie de la mafia. Il pense qu’on l’a tué car il avait violé une règle du groupe. Il veut arrêter l’homme sur la photographie, mais Sherlock Holmes lui conseille d’attendre le lendemain matin et de l’accompagner à Chiswick, pour veiller avec lui et surveiller la villa de Josiah Brown. Il va écrire une lettre urgente. Il conseille à Lestrade d’aller dormir et il en fait autant avec Watson, en prenant le temps auparavant de lire de vieux journaux.

Ils interceptent un homme qui s’enfuit de la villa, Beppo, l’homme de la photographie. On découvre qu’Holmes avait prévu l’effraction et écrit au propriétaire pour qu’il ferme toutes ses portes et que le criminel soit obligé de passer par une fenêtre. Lestrade l’amène au poste de police pour le faire parler et Sherlock Holmes lui donne à nouveau rendez-vous le lendemain à 18 h pour conclure l’affaire.

Le lendemain Lestrade raconte l’histoire de Beppo à Holmes. Il était un honnête et très bon sculpteur jusqu’au moment où il a commis un vol et tenté de commettre de meurtre. Il a cependant refusé de répondre à toute question concernant les bustes en plâtre. Lestrade pense néanmoins que les six bustes de la fournée ont probablement étés faits par lui.

Mr Sandford, dernier propriétaire d’un des six bustes en plâtre, vient voir Holmes pour, à sa demande, lui vendre le buste. Sherlock Holmes lui fait signer un papier de transfert de droits. Après son départ Holmes brise le buste et parmi les éclats de plâtre trouve un joyau : la perle noire des Borgia. Holmes était au courant de l’affaire de sa disparition depuis le début.

Lors du vol de la perle il y a longtemps de cela, la suspicion était tombée sur la femme de chambre de la propriétaire, Lucrèce Venucci, sœur de l’homme retrouvé mort devant chez Harker. Beppo avait probablement obtenu la perle de ce Pietro Venucci, et l’avait cachée dans un buste en plâtre encore mou à l’usine où il travaillait, quelques instants avant son arrestation. C’est pourquoi il cherchait à briser les bustes pour la récupérer, et avait obtenu les noms des propriétaires en demandant aux travailleurs de la boutique de Mr Harding de consulter le livre des ventes. Watson et Lestrade félicitent Sherlock Holmes, et la fin de la nouvelle ouvre sur une autre affaire à résoudre pour Holmes, l’affaire des faux de Cork-Singleton.

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