Malaise dans la civilisation

par

La religion

Dans notre corpus, Freud s’intéresse à la signification que les hommes donnent à ce qu’ils entendent et comprennent comme étant la religion. Pour l’auteur, elle se résume ainsi : «Une Providence pleine de sollicitude veille sur sa vie et, dans une existence future, s'appliquera à le dédommager des privations subies ici-bas. Cette providence, l'homme simple ne peut se la représenter autrement que sous la figure d'un père grandiosement magnifié. Seul, un tel père peut connaître les besoins de l'enfant humain, se laisser fléchir par ses prières ou adoucir par ses repentirs. » Freud estime que cette façon de représenter la religion contraste avec la réalité dans laquelle nous vivons. Selon lui, bon nombre de personnes ayant reconnu l’absurdité d’une telle religion, tentent malgré tout de la défendre en s’appuyant sur des arguments qu’ils sont eux-mêmes incapables d’expliquer car ils ne la comprennent pas.

Par conséquent, Freud se propose de redéfinir la religion. Selon lui, la religion, la seule qui peut être appelée ainsi, est un mélange de science et d’art. La religion serait donc la somme de la science et de l’art. Afin de justifier cette redéfinition, Freud cite un illustre poète, Goethe : «Celui qui possède la science et l'art/Possède aussi la religion.» Les hommes, face au lourd tribut que leur impose la vie, ont choisi des voies et moyens de contournement que Freud appelle les « échafaudages de secours ». Cette façon de procéder nous offre plusieurs échappatoires : « les fortes diversions » qui nous permettent de relativiser la situation aussi pénible soit elle ; « les satisfactions substitutives » qui nous permettent, grâce...

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Dissertation à propos de Malaise dans la civilisation