Malaise dans la civilisation

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La violence de la nature humaine

La violence de la nature humaine est un autre thème prédominant de notre corpus. Selon Freud, l’Homme est naturellement violent. Cette violence chez l’Homme est innée. Cette violence peut même se lire dans les rapports que l’homme entretient avec autrui : « La part de vérité que dissimule tout cela et qu'on nie volontiers se résume ainsi : l'homme n'est point cet être débonnaire, au cœur assoiffé d'amour, dont on dit qu'il se défend quand on l'attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d'agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n'est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possible, mais aussi un objet de tentation. L'homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d'agression aux dépens de son prochain […] Cette tendance à l'agression, que nous pouvons déceler en nous-mêmes et dont nous supposons à bon droit l'existence chez autrui, constitue le facteur principal de perturbation dans nos rapports avec notre prochain ; c'est elle qui impose à la civilisation tant d'efforts. Par suite de cette hostilité primaire qui dresse les hommes les uns contre les autres, la société civilisée est constamment menacée de ruine. »

Freud s’inscrit donc contre l’idée selon laquelle l’homme naît bon et c’est la société qui le corrompt. Pour l’auteur, l’homme de par sa nature égoïste n’a pas besoin de raison pour s’attaquer à autrui ; il veut toujours dominer son prochain. Il naît donc avec une dose d’agressivité et un instinct animal qui font de lui un loup pour autrui. Il ressent un besoin - parfois oppressant - d’agresser autrui parce qu’il est constitué ainsi. L’homme met...

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