Malaise dans la civilisation

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Le but de la vie

Comme susmentionné, le thème du but de la vie est associé à celui de la religion. Selon Freud, nous interrogeons constamment sur le but de la vie sans toutefois pouvoir répondre à nos préoccupations. Pour lui, la réponse à notre interrogation réside dans l’image que nous avons de notre religion. Il faut se demander à quoi nous aspirons afin de trouver le but de la vie. Il souligne à cet effet : « Quels sont les desseins et les objectifs vitaux trahis par la conduite des hommes, que demandent-ils à la vie, et à quoi tendent-ils ? On n'a guère de chance de se tromper en répondant: ils tendent au bonheur; les hommes veulent être heureux et le rester. Cette aspiration a deux faces, un but négatif et un but positif : d'un côté éviter douleur et privation de joie, de l'autre rechercher de fortes jouissances. En un sens plus étroit, le terme « bonheur » signifie seulement que ce second but a été atteint. »

Freud semble donc définir le but de la vie comme étant la présence d’une paix absolue sans souffrance ; le plaisir. Le principe du plaisir est ancré dans notre psychisme. De par notre constitution biologique, nous sommes prédisposés à nous éloigner de tout ce qui peut engendrer une souffrance négative. Autant nous sommes programmés biologiquement à rechercher le bonheur, autant nous sommes également exposés aux malheurs et aux souffrances sans pouvoir toutefois nous y soustraire : « La souffrance nous menace de trois côtés : dans notre propre corps qui, destiné à la déchéance et à la dissolution, ne peut même se passer de ces signaux d'alarme que constituent la douleur et l'angoisse ; du côté du monde extérieur, lequel dispose de forces invincibles et inexorables...

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