Micromégas

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Résumé

Micromégas est un géant mesurant environ trente-deux kilomètres de haut. Ce jeune homme savant qui connaît un millier de langues et peut vivre plusieurs millions d’années habite une planète infiniment plus vaste que la Terre autour du système de l’étoile Sirius. Son gigantisme va permettre à Voltaire de relativiser la taille, la vie et l’importance de l’être humain.

Exilé de sa propre planète pour avoir révélé des vérités scientifiques suite à des études très sérieuses et savantes, contestées par les religieux de sa planète, Micromégas atteint le système solaire. Dans son voyage à travers l’univers, il espère découvrir un monde meilleur, prêt à accepter le progrès et les avancées scientifiques, même si elles s’opposent à certaines croyances religieuses. Il arrive d’abord sur Saturne. Surpris par la petitesse de ses habitants (environ deux kilomètres de haut, soient seize fois moins que lui), il se sent supérieur à eux et s’en moque quelque peu. Cependant, il doit nuancer son jugement, et finit par penser « qu’un être pensant peut fort bien n’être pas ridicule pour n’avoir que six mille pieds de haut. » Il constate ainsi que la taille ne fait pas la valeur de la personne, et il devient ami avec un habitant de Saturne, le secrétaire de l’Académie des Sciences de la planète, décrit comme un « nain » de dix kilomètres de haut (soient trois fois moins que Micromégas). Ce secrétaire en a assez de son monde qu’il trouve stupide et peu enclin à réfléchir et progresser.

Micromégas propose à son nouvel ami de le suivre dans son voyage à travers l’univers, en quête d’un monde meilleur pour eux deux. Ils vont alors visiter Jupiter, puis Mars, poursuivant l’exploration du système solaire. Ils arrivent ensuite par accident dans la « banlieue de Saturne », sur la planète Terre. Ils échouent en plein océan arctique, et grâce à un diamant du collier de Micromégas, qu’ils utilisent comme un microscope, ils peuvent observer un grand navire (du moins à l’échelle terrienne) revenant d’une exploration du cercle polaire. Micromégas se saisit du bateau, minuscule pour lui, et tente d’entamer une conversation avec les savants embarqués, qu’il prend d’abord pour des « insectes conscients ».

Ils se rend compte en bavardant avec eux qu’ils ont des connaissances très étendues en sciences et en métaphysique ; cependant, ces mêmes humains paraissent l’inquiéter quand ils en viennent à des sujets tels que la religion et Dieu, et à évoquer tous les pouvoirs supposés qu’ils ont reçus de lui et qui légitimeraient le massacre d’autres humains ou leur réduction en esclavage.

Micromégas et son compère sont finalement effrayés et très déçus par ces humains, qui s’apparentent à de petits monstres prétentieux, pensant tout savoir, tout pouvoir justifier. Ils pensent en outre que l’univers a été créé par Dieu pour les hommes. Micromégas se rend ainsi compte que ces individus ne valent pas mieux que les personnes intolérantes, dogmatiques qui l’ont forcé à l’exil sur sa planète, et ont une étroitesse d’esprit assez similaires à celle des Saturniens : il en conclut donc que la science ne fait pas la morale, que des individus peuvent à la fois s’avérer très avancés en de nombreux domaines et en même temps faire preuve d’un développement limité d’un point de vue éthique.

Les deux compagnons de voyage reprennent ensuite leur route interstellaire, estimant avoir perdu leur temps en discussions vaines avec ces terriens.

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