Notre-Dame de Paris

par

La justice médiévale

Hugo mène aussi une réflexion sur la justice médiévale. Elle est particulièrement décrite dans le chapitre intitulé : « Coup d’œil impartial sur l’ancienne magistrature ».

Aux temps décrits par Victor Hugo, la justice elle-même est injuste. Les pauvres et démunis sont par défaut, coupables de ce dont ils ont été accusés, jusqu’à preuve du contraire. De plus, leurs procès sont beaucoup plus humiliants que ceux de la classe moyenne. La condamnation injuste de Quasimodo en est un exemple flagrant : pauvre, défiguré et à moitié sourd, Quasimodo était destiné à perdre ce procès, quelque peu ridicule. Le juge lui-même étant sourd, cela aurait dû le disqualifier « Car il vaut encore mieux qu’un juge soit réputé imbécile ou profond, que sourd. » Cependant, « Il mettait donc grand soin à dissimuler sa surdité aux yeux de tous, et il y réussissait d’ordinaire si bien qu’il était arrivé à se faire illusion à lui-même. » Aussi peut-il appliquer sa justice inique. Et non seulement la condamnation des accusés n’est pas méritée, mais aussi les supplices et mortifications solennelles dont ils sont les sujets relèvent de l'abomination. Quasimodo fut littéralement lapidé par le peuple après avoir été faussement accusé de kidnapping.

De même, le procès d’Esméralda est injuste, dans la mesure où elle est jugée arbitrairement. Non seulement parce qu’elle est bohémienne (donc pas une « vraie femme »), mais aussi parce qu’elle appartient à la catégorie des truands. Et bien qu’elle implore à maintes reprises l’opportunité de s’exprimer, ceci...

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