Oh, boy!

par

L'aspect fictif

Malgré la présence d'éléments réalistes tels que le décor, les personnages et les sujets abordés, il existe une part fictive qu'on ne peut laisser de côté : « tout est bien qui finit bien ». Siméon guérit de son cancer, obtient son bac, la famille Morlevent est adoptée par Josiane mais peut voir Barthélémy plusieurs fois par mois etc. On ne nous montre pas la réalité. La leucémie de Siméon est une maladie grave, dont les traitements sont très longs et très lourds. La chance de s'en sortir est très mince. Or on y voit ici l'aînée retourner très vite chez son grand frère, se sentir mieux, avoir son bac, cela relève de la fiction. De plus, les procédures d'adoptions sont très longues et compliquées : on ne tombe pas toujours sur aussi gentille personne que la juge, les batailles entre les deux préposées à l'adoption peuvent être rudes. Or ici, Josiane et Barthélémy s'arrangent, et il n'y a pas de représailles quant à la décision en justice de laisser les petits Morlevent à Josiane. On voit donc que s'il y a une volonté de la part de l'auteur de créer un cadre réaliste et d'évoquer des sujets sensibles du monde actuel, il existe tout de même une part quelque peu irréaliste. Tout ne finit pas toujours bien dans la vie, beaucoup de choses se passent même assez mal. Mais peut-être l'auteur a-t-elle voulu ici donner une pointe d'optimisme en montrant un monde où le cancer se soignerait facilement, où l'adoption par les homosexuels ne serait pas plus compliquée que pour les autres, et où tous les enfants en demande seraient aimés et choyés. Ce livre est donc un message d'amour et de paix, un moyen de s'évader de ce monde où la vie ne fonctionne...

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