Orgueil et Préjugés

par

L’ironie

C’est en employant l’ironie avecsubtilité que Jane Austen critique la société du XVIIIe siècle etnotamment la place accordée aux femmes. On constate son désaccord avec lestatut social des femmes au travers d’Elizabeth, personnage qui refuse de seconformer à la norme sociale et qui conteste l’idée de se marier pour unefortune ou par convention. Toutefois, certaines critiques faites dans l’œuvresont beaucoup plus implicites. En effet, l’auteure contourne la censure dontson œuvre aurait pu être victime en employant l’ironie.

         Cependant,l’ironie est un mode d’expression qui entretient l’ambiguïté et le risque estparfois de ne pas être compris comme il se doit. L’ironie employée par l’auteurefut, à l’époque, très peu comprise, d’où les nombreuses critiques qu’aengendrées l’œuvre. Néanmoins, Jane Austen maîtrise l’ironie avec finesse et lapremière phrase de l’œuvre en est un exemple. En effet, lorsqu’elle écrit qu’uncélibataire fortuné est sur-le-champ considéré comme « la propriété légale de l’une ou l’autre de leurs filles », la logiqueironique est à son paroxysme et mise en lumière puisqu’il s’agit d’uneinversion : c’est la fille qui épousera ce célibataire qui deviendraprécisément sa propriété légale. De plus, en maniant l’ironie, Jane Austen joueelle-même avec les apparences, puisque c’est un procédé littéraire qui impliquede dire le contraire de ce que l’on pense, et donc de dissimuler ses pensées,un procédé qui invite à se détourner des préjugés trop faciles, et à pousserson regard au-delà des apparences.

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