Pawana

par

Résumé

Pawana a la particularité formelle d’alterner les voix de deux narrateurs-personnages distincts. Le premier, c’est John, un marin de Nantucket qui embarque à 18 ans dans le Léonore, navire du second, le capitaine Charles Melville Scammon.

 

John, de Nantucket :

John, devenu vieillard, erre à Punta Bunda, une zone de la Californie mexicaine. L’errance fait remonter à lui des souvenirs. Partout où il va il remarque que les paysages de sa jeunesse sont défigurés, dévastés. Il se souvient d’une légende populaire qui postule l’existence d’un refuge au milieu des mers où les baleines convergent pour enfanter et mourir – le trouver serait synonyme de grandes richesses pour les chasseurs et John enfant rêvait d’y aller. Il se souvient de sa découverte de la chasse à la baleine, à Nantucket, quand il avait 8 ans et que son oncle Samuel travaillait comme découpeur. Il se souvient de John Nattick, un vieux marin dont la tête était pleine de souvenirs des chasses traditionnelles, le harpon à la main. Il se souvient de son départ à bord du Léonore, vers Punta Bunda. Il se souvient d’Araceli, une prostituée sublime qui le fascinait. Mais chaque souvenir aboutit au même constat : tout cela n’est plus.

 

Charles Melville Scammon :

Charles Merville Scammon est sur le point de partir à la retraite, et il se remémore son expédition de 1856, quand son équipage et lui ont essayé de trouver le refuge des baleines, la tête pleine de rêves de richesses. Après quelques jours d’errance en mer, durant lesquels John et Charles font laconiquement connaissance, le Léonore arrive bel et bien à ce qui semble être un refuge de baleines. Ce n’était donc pas une légende. L’équipage fait un massacre somptueux, et tue même plus de baleines qu’il ne peut en transporter.

 

John, de Nantucket :

John raconte qu’il est retourné au refuge trois ans plus tard ; les lieux étaient terriblement dévastés. Une fois que Charles l’a trouvé, les bateaux ont afflué, et la région, sa faune, sa flore, ont été entièrement détruits. Accablé par ce constat, il songe à sa bien-aimée Araceli. Elle avait essayé de s’enfuir de sa maison close et le propriétaire l’avait tuée. John se demande si, dépassant ces enchantements perdus, il est capable d’être heureux à nouveau.

 

Charles Melville Scammon :

Charles se remémore encore une fois l’arrivée sur les lieux du refuge. Mais cette fois, ce qui retient son attention, ce ne sont plus les prouesses de ses chasseurs, c’est le regard de John qui l’interroge et semble lui dire : « Comment peut-on tuer ce qu’on aime ? ». Moribond, Charles est hanté par sa culpabilité d’avoir engendré le chaos dans un lieu paradisiaque, et il ne peut oublier ce regard, il ne peut oublier cette question. Il rêve de défaire ce qu’il a fait.

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