Retour de l’URSS

par

L'erreur à corriger

André Gide fut beaucoup impliquée dans tous les domaines touchant à la politique et à la diplomatie, et a longtemps cru, malgré toutes les critiques survenant à l'encontre du régime communiste, mais aussi à ceux qui le soutenaient, que l'URSS et son système politique étaient un modèle pour le reste du monde. Il fut un grand soutien du parti communiste en France, et ce soutien lui valut un certain rejet de la part de la classe politique, de certains intellectuels également, qui considéraient que Gide ne devait plus soutenir ce régime.

À ce titre, ce livre est la retranscription écrite d'une expérience personnelle, celle de son retour de l'URSS justement, aussi bien physiquement que moralement parlant : Retour de l'U.R.S.S est donc un récit de voyage vécu, et donc écrit par André Gide et qui fut publié au mois de novembre 1936, dans la foulée de son retour en France au mois de juin.

Lors de ce voyage en URSS, dont le récit débute ainsi ‘’ J'ai déclaré, il y a trois ans, mon admiration pour l'URSS, et mon amour ‘’, accompagné de 5 amis, André Gide prend donc conscience de son erreur et se rend compte qu'il se doit de la réparer, afin de révéler la vérité, sa vérité, celle qu'il a vécue personnellement sur place, au contact des populations. Par cet ouvrage, André Gide expose son erreur, et admet qu'il s'est totalement trompé quant à la réalité du communisme, réalité bien éloignée de l'image que le régime soviétique tente de donner dans le monde entier : c'est de la propagande, aidée par les parties communistes de tous les pays, qui eux aussi sont trompés. L'auteur avoue non sans regret son erreur, et en tant qu'écrivain, penseur, intellectuel connu, il doit corriger cette erreur, et ses conséquences sur ceux qui ont pu le suivre, afin que tout le monde sache ce qu'il en est vraiment. Il faut noter que Gide recevra un prix Nobel en 1947, ce qui prouve que durant sa carrière, il fut un intellectuel renommé, appartenant à de nombreux mouvements, et il fut largement suivi par d'autres auteurs ou des intellectuels.

Un autre point qu'il désire élucider, c'est que l'erreur ne vient pas que de lui, et que cela est largement dû au fait que comme tout régime totalitaire, l'URSS cultive le culte du chef, de la personnalité de Staline. En effet, il était difficile de connaître le nom d'un cadre politique du parti communiste à part Staline. Il écrit ainsi que de par la planète, le fait de penser « URSS » revient en fait à penser à Staline. Gide se demande alors si l'URSS peut être réduite à l'image qu'elle renvoie de son dirigeant : '' Est-ce cela l'U.R.S.S. ? J’entends celui qui la dirige''.

Il faut retenir que cela ne l’empêche pas de se placer d’un point de vue partisan vis à vis de l’URSS et de louer de nombreuses réussites soviétiques : ‘’ les réalisations de l'URSS sont le plus souvent, admirables ‘’ , le travail ( ‘’ en contact direct avec le peuple travailleur (…) j'ai pu goûter des instants de joie profonde ‘’ ),certains éléments culturels, le changement radical de mode de production et de gestion de la société, l’abandon du capitalisme et du libéralisme, et selon lui, l’URSS est le seul pouvoir capable de lutter contre la barbarie des régimes fascistes qui se mettent en place en Europe. Par ailleurs, avec de nombreux artistes à la sensibilité proche du communisme, Gide faisait partie du Congrès International des Écrivains pour la Défense de la Culture qu’il avait rejoint en juin 1935, contre le fascisme en Europe notamment.

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