Rigodon

par

Résumé

1960. La guerre est finie, la vie a repris, et Céline est poursuivi. On le sollicite, on l'interpelle, on l'implore de laisser tomber une parole – « Maaître ! » pleure le Figaro, son scoubidou, comme il l'appelle. On le honnit ou on le soutient, comme le fait Barjavel. Mais la conclusion est toujours, même quand Barjavel vole à son secours : « Son Barjavel, oh là ! Là ! Aussi pourri que lui !... à la fosse avec ! ». Il n'est pas facile de vivre estampillé comme ancien collabo. Protégé par ses chiens, isolé avec Lili dans son pavillon banlieusard de Meudon, Céline attend le déferlement des Chinois qui vont bientôt envahir la France jusqu'à Brest, et la disparition de la race blanche, dissoute dans le métissage des Jaunes et des Noirs, sous le regard complice des religions établies, toutes les mêmes, celles-là. Il est confit dans son pessimisme forcené, injurié et pourtant révéré. Il n'est pas facile de vivre estampillé comme plus grand écrivain français vivant.

Il songe et retourne en arrière, en 1945, courant devant les troupes alliées victorieuses, cherchant à échapper aux hordes soviétiques, dans une Allemagne bouleversée par la pire débâcle. Il y a Lili, et le chat Bébert, et la Vigue – l'acteur Robert le Vigan. Il cherche à rejoindre Warnemünde près de Rostock, sur la Baltique. D'abord Rostock, et le train, bourré à craquer, hérissé comme une chenille, de bras, de jambes, de têtes. On grimpe sur un wagon plat, avec le canon anti-aérien, et on roule vers Rostock, pour s'arrêter en pleine nuit, en pleine campagne....

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Dissertation à propos de Rigodon