Surveiller et punir

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Le lien entre pouvoir et punition

Il ne faut pas perdre de vue que Foucault commence son analyse avec le passage de la punition par châtiment corporel, puis passe à la punition par la détention. L'institution carcérale est par définition cet endroit où sont surveillés et isolés les criminels. Cependant, Michel Foucault souligne que cette punition n'est pas sans lien avec un quelconque pouvoir. En effet, le pouvoir politique œuvre même au sein de la prison et agit sur les détenus.

Pour illustrer cette théorie, il prend appui sur le Panopticon, structure architecturale inventée par les frères Bentham à la fin du XVIIIe siècle. Le modèle panoptique est un modèle qui, grâce à son agencement, permet au pouvoir de s'exercer pleinement sans que cela lui coûte beaucoup.

En effet, envisageons une prison sur le modèle panoptique : le prisonnier est seul dans une cellule percée de deux fenêtres opposées. La lumière inonde sa cellule et il est soumis au regard de l'autorité, ce qui tranche avec l'habitude qui consiste à enfermer les prisonniers dans le noir total et l'isolation. Ici, le détenu fait partie d'un ensemble de cellules construites toutes sur le même modèle, leur totalité formant le pourtour d'une tour circulaire. Au centre de cette tour, se trouve une seconde installation percée d'une petite fenêtre laissée dans l'obscurité. Celle-ci suppose la présence d'un gardien, bien que le détenu ne puisse l'apercevoir : « Il faut que le prisonnier puisse être tenu sous un regard permanent ; il faut que soient enregistrées et comptabilisées toutes les notations qu'on peut prendre sur eux. Le thème du Panopticon – à la fois surveillance et observation, sûreté et savoir, individualisation et totalisation,...

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Dissertation à propos de Surveiller et punir