Tartarin de Tarascon

par

La part de réalisme

Bien que Tartarin de Tarascon soit une œuvre quelque peu burlesque, ladescription des lieux et des événements reste très réaliste. En effet, ladescription du paysage du Sud de la France et de celui de l’Algérie estconforme à ce qu’ils étaient à la fin du XIXème siècle. Daudet s’est renseigné,et il s’est aussi inspiré de personnes réelles, à savoir : Henri Reynaud,son cousin qui a voyagé en Afrique, et Jules Gérard, un célèbre chasseur delions.

Ainsi, on découvre à travers lalecture la réalité de l’Algérie de l’époque. On s’imagine sans peine que biendes contemporains de Daudet devaient s’imaginer l’Algérie comme Tartarin se lareprésentait. De ce point de vue, le roman démystifie l’image que les Français pouvaientse faire de la colonie algérienne. Tartarin se fait donc l’ambassadeur de tousles préjugés et de toutes les idées préconçues concernant l’Algérie. Soninitiative de s’habiller comme un « Teur » pour se rendre en Algérieen est un exemple éloquent.

« Auxpremiers pas qu’il fit dans Alger, Tartarin de Tarascon ouvrit de grands yeux.D’avance il s’était figuré une ville orientale, féerique, mythologique, quelquechose tenant le milieu entre Constantinople et Zanzibar… Il tombait en pleinTarascon… Des cafés, des restaurants, de larges rues, des maisons de quatreétages, une petite place macadamisée où des musiciens de la ligne jouaient despolkas d’Offenbach, des messieurs sur des chaises buvant de la bière avec deséchaudés, des dames, quelques lorettes, et puis des militaires… et pas unTeur !… »

De plus, l’auteur respecte encoreune fois la réalité dans sa représentation de la chasse au lion. Il est précisquand il évoque les régions géographiques dans lesquelles le fauve de l’Atlaspeut être trouvé, et les moyens par lesquels on pouvait s’y rendre à l’époque.

 

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