Traité théologico-politique

par

Dénonciation de la superstition

Réfléchissant à la cause et à l’usage de superstition, Spinoza estime que, malgré le fait que la superstition soit inhérente à chacun de nous, elle est surtout entretenue par ceux qui peuvent en tirer profit. Dans ce Traité, Spinoza pointe un doigt accusateur vers le pouvoir religieux. Il convient de rappeler qu’après s’être livré à une étude de la Bible, l’auteur est parvenu à la conclusion selon laquelle la majorité des hommes ont une conception erronée de la philosophie. Il estime que cette erreur est le résultat de la superstition qu’ils développent en eux et érigent en « vérité absolue ».

Le philosophe cherche à comprendre la raison pour laquelle les hommes sont disposés à croire n’importe quoi lorsqu’il s’agit de Dieu. Il établit que les hommes sont partagés entre les faits qu’ils veulent voir se produire et qui leur seraient avantageux, et ceux dont ils ont à craindre l’occurrence. Cet espoir de voir se réaliser ce qu’ils attendent d’une part, et la crainte d’autre part, engendrent une bataille psychologique qui les pousse à croire que leurs désirs se réalisent d’une manière ou d’une autre.

C’est pour cette même raison...

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