Traité théologico-politique

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Rapports entre pouvoir religieux et pouvoir politique

Spinoza estime que le pouvoir religieux ne peut échapper au contrôle de l’autorité politique. Cette dernière est toujours au-dessus de lui. L’auteur confère à l’État le pouvoir absolu. Même en ce qui concerne le salut des hommes, comme le disent les théologiens, la tâche relève des pouvoirs régaliens de l’État, car lui seul est censé avoir pour préoccupation principale le bien-être de tous. Les rois choisissent les chefs religieux afin que ces derniers les assistent dans leur tâche. Le salut de l’autorité religieuse dépend du pouvoir politique. Ce dernier apparaît donc comme l’intermédiaire entre Dieu et les hommes. La conversion des hommes au christianisme ou à l’islam se fait par l’intermédiaire des dirigeants, qui jouissent de l’autorité suprême. Cette autorité suprême est le prince, lui-même résultat du pacte social. C’est l’être auquel on doit obéissance et fidélité, et toutes les composantes de la société lui sont assujetties. Par ailleurs, comme chacun reconnaît avoir transféré son droit naturel à cette entité, le prince est son unique souverain. L’autorité religieuse doit donc elle aussi être soumise à ce souverain exclusif. En poursuivant son analyse, Spinoza établit que la pensée philosophique ne saurait se soumettre ni à l’autorité religieuse ni au pouvoir politique. La pensée ne doit pas avoir de maître et ne peut être soumise à aucun souverain.  

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