Traité théologico-politique

par

Devenir de la liberté dans l’État

L’auteur reconnaît à tous la faculté et la liberté de pensée. Pour lui, tous les êtres humains, sans exception, possèdent cette faculté. Elle est inhérente à la nature humaine. Tout le monde pense et ce fait ne peut être changé. Le problème intervient au niveau de l’expression de cette pensée. C’est à ce  niveau que des obstacles surgissent. Quoi qu’il en soit, la liberté de pensée et la liberté politique vont de pair. Pour Spinoza, la finalité de l’État est la liberté : « La fin de l’État c’est donc véritablement la liberté ». L’État permet à l’homme d’exprimer son droit naturel dans un cadre précis et bien défini. Cet État naît du transfert de la liberté de tous vers la société, ce qui revient à dire que les hommes instaurent un État dans lequel ils peuvent continuer d’exprimer leur liberté. Ce renoncement et cet abandon de leur liberté naturelle est encore une manifestation de leur liberté de décision.

Les hommes, parce que dominés par leurs passions, sont des loups pour leurs semblables selon Hobbes. En optant pour le transfert et la délégation de leur liberté à l’État, les hommes choisissent de se libérer de leur instinct animal et de l’insécurité, car c’est elle qui règne à l’état de nature, où la liberté assurée par la force d’un individu prend fin là où celle d’un autre, plus fort que lui, commence. En choisissant de signer le pacte social, d’adhérer à la société, les hommes choisissent la liberté. Cette concession faite à l’État (la...

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