Un de Baumugnes

par

Résumé

Un de Baumugnes est un court roman de Jean Giono publié en 1929 aux éditions Grasset. Il s’agit de la deuxième œuvre de la trilogie Pan où elle est précédée de Colline, roman publié également en 1929, et suivie de Regain paru en 1930.

         Ce roman relate une histoire d'amour assez simple ayant pour fond le monde rural. Un grand nombre des œuvres de Giono a d’ailleurs pour cadre la campagne de la Provence, région qu'il connaissait bien étant donné qu'il y est né et mort, et qu'il y a passé une bonne part de son existence.

Amédée, ouvrier agricole, donc sans terres, se loue de ferme en ferme dans la région provençale pour avoir un toit, de la nourriture, un peu d'argent et ainsi exercer le métier qu'il a toujours fait. Il fait la rencontre d'un jeune homme prénommé Albin, comme lui ouvrier agricole, avec qui il va se lier d’amitié. Tous deux, dans une taverne de village, discutent de leurs expériences respectives dans cette région qu'ils connaissent bien. Passés quelques verres, Albin commence à parler à Amédée de choses intimes, telles que les remords qu'il éprouve. En effet, il lui raconte, pour les expliquer, que quelque temps auparavant, Albin a fait la connaissance lorsqu'il travaillait aux champs d'un homme d'assez mauvaises mœurs et de mauvaise réputation dit le Louis. Le Louis et Albin avaient une connaissance en commun, une jeune femme plutôt jolie, appelée Angèle, qu'Albin n'avait jamais osé aborder, trop timide et réservé. Pour sa part, le Louis, plus hardi, avait réussi à séduire la jeune femme et l'avait emmenée avec lui. Elle, amoureuse et confiante, l'avait suivi jusqu’à Marseille où il l'avait forcée à se prostituer. Voilà d'où venaient les remords d'Albin qui se sentait coupable et minable de n'avoir pas osé, pour lui, et pour elle.

         Albin se sent très triste après avoir conté cette affaire à Amédée qui tente de le réconforter et lui met en tête un projet : retrouver la jeune femme en question et lui rendre sa liberté. Il envoie aussi Albin dans une ferme où il sait qu'il trouvera du travail et se changera les idées. Il part lui-même à la recherche d’Angèle, tente de se rapprocher d'elle, d'obtenir des informations à son sujet. Il se fait embaucher à la Douloire, exploitation agricole des parents de la jeune femme. Il va y travailler quelques mois comme ouvrier agricole comme à son habitude. Au fil du temps il obtient des informations utiles à sa quête et apprend par exemple que la jeune femme est enfermée quelque part à l'intérieur même de la ferme familiale avec son jeune fils, Pancrace, un bâtard qu’elle a eu lors de ses activités de prostituée à Marseille. Amédée refuse de voir, impuissant, un destin se briser devant lui, du fait de choix dont ni la mère, ni le fils ne sont responsables.

         Toutes ces informations recueillies, il se rend ensuite à la ferme qu’il avait indiquée à Albin et l'informe de tout ce qu'il a découvert à la Douloire. Albin, fort de ces informations, veut tout de suite s’y rendre pour y chercher la jeune femme et l'emmener ensuite chez lui, dans son village, à Baumugnes (d’où le titre du roman).

Albin va chercher sa promise des jours durant, aidé par Amédée. Après plusieurs jours de recherche, les deux hommes l’ont à peu près localisée, et ils décident de la nuit où ils iront la chercher. Ils élaborent un plan précis. Tout se déroule plutôt bien, comme prévu, jusqu'à ce que Clarius, le père d'Angèle, soit réveillé par le bruit des deux hommes cherchant sa fille et arrive armé de son fusil. L'homme n’est pas en pleine possession de ses moyens, car il est blessé, il a un bras en écharpe, ce qui permet à Amédée de facilement le désarmer. Les quatre personnages peuvent donc s'en aller de la ferme vers des jours meilleurs : les deux hommes, Angèle et son bébé.

         Le lendemain, au petit matin, Amédée, qui avait réfléchi toute la nuit, se décide à retourner à la Douloire, car il a une crainte : que le père d'Angèle ne se suicide à cause de la fuite de sa fille et du bébé sans savoir où ils ont été emmenés. Albin et Angèle comprennent plus ou moins la pensée d'Amédée et décident de se joindre à lui. Ils vont donc à la Douloire ; une fois arrivés, ils sont plutôt mal reçus : le père les attend, armé de son fusil, mais finalement refuse de leur tirer dessus et les laisse repartir.

On retrouve le héros Amédée, quelques années plus tard, après une ellipse temporelle. Il repasse non loin de la Douloire et y fait une rencontre : celle d'une petite fille. La petite va lui expliquer qu'elle est ici « chez son pépé », son grand-père, et qu'elle vient du village de Baumugnes. Il comprend alors tout et s’en trouve heureux ; en effet, la famille s'est réconciliée et s'est agrandie. Amédée n'entre pas et décide de reprendre sa route, en se contentant de charger la petite fille de saluer Albin.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Résumé >