Un roi sans divertissement

par

Jean Giono

Jean Giono est un écrivain français né à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) en 1895 et mort dans la même ville en 1970.

Issu d’une famille modeste – son père est cordonnier, sa mère repasseuse –, sa scolarité doit s’arrêter en seconde. Par souci d’économie, il se tourne, dès 16 ans, vers les grands auteurs grecs, vendus moins d’un franc dans la collection Garnier. Avec eux, c’est la Provence et ses vacances dans les Alpes qui bercent ses années de jeunesse.

La guerre à laquelle il prend part dès 1915 est un choc, mais offre un contraste fructueux pour l’œuvre à venir et la sensibilité de Giono, car sa région d’origine en sort grandie, embellie dans son imaginaire. Cette expérience lui laisse aussi la trace d’un profond pacifisme.

Employé de banque et marié, il continue de se former en autodidacte, lit les grands classiques, s’intéresse à la peinture et encore plus à la musique.

En 1929, il publie Colline, premier volume d’une trilogie dédiée au dieu Pan, où les habitants d’un hameau des monts de Lure, victimes de divers fléaux, finissent par s’en prendre à Janet, près de mourir, dont ils pensent qu’il veut les traîner vers le néant après lui, et qui est pourtant celui qui a initialement donné naissance au village après avoir trouvé de l’eau. La langue de Giono est à la fois pure et mêlée de pittoresque. Il ne s’agit pas de convaincre le lecteur de quoi que ce soit, mais de parler à ses sens, de lui laisser des impressions, au fil des saisons et des changements de la nature. L’ouvrage, qui a du succès, le fait connaître.

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