Une sale histoire

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Les idées de Dostoïevski dans Une sale histoire

Le contexte d’écriture de l’œuvre sert donc à mettre les idées de l’auteur en lumière à propos des réformes établies par le gouvernement. Avant de séjourner au bagne, sujet de son roman Souvenirs de la maison des morts, Dostoïevski s’affirme faire partie du mouvement nihiliste, idéal auquel il renonce ensuite. Dans son roman, il montre clairement sa position sceptique face aux réformes, utilisant pour ce faire la bêtise et l’hypocrisie du général Pralinsky.

En effet, Une sale histoire débute sur une scène de somptueux dîner entre trois généraux, dans leur magnifique maison dont la description laisse percevoir le luxe : « l’une des splendides maisons à un étage du Quartier de Pétersbourg ». Ces hommes d’Etat font partie d’une élite parmi laquelle le débat sur les réformes actuelles fait rage. Si certains tendent à vouloir une refonte totale, en profondeur, du système politique et administratif, d’autres se montrent plus réticents, craignant un débordement d’enthousiasme qui ne pourrait mener qu’à un mauvais agencement de ces réformes. Ainsi, Ivan Pralinsky joue ici le rôle du progressiste, soutenant avec passion un discours sur la nécessité des réformes et l’utilité de celles-ci pour les classes les plus influentes. En effet, sans voir sa propre hypocrisie, il affirme que « l’humanitarisme » est la clé qui mènera à la bonne marche du pays. Si les sommités de la société se montrent clémentes envers les classes populaires et la paysannerie, alors celles-ci seront de plus en plus confiantes envers leurs dirigeants, et se laisseront ainsi mener selon leur bon plaisir, puisqu’elles penseront que chaque mesure prise par les classes dirigeantes...

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