Zazie dans le métro

par

Gabriel, alias Gabriella

Il est l’oncle de Zazie ; celle-ci lui est confiée pendant que sa mère rejoint son amant à Paris. La confiance que lui porte sa sœur l’extrait du groupe de la gent masculine qui n’a pas cessé d’essayer d’approcher Zazie. Sa sexualité est en effet trouble, puisqu’il travaille comme danseur dans un établissement d’effeuillage homosexuel et qu’il porte du parfum corsé. Il tente donc de veiller sur sa nièce, qui s’acharne à lui échapper ou à le poursuivre de questions sur sa prétendue homosexualité.

Il reste un personnage complexe, capable de montrer des attitudes variées. Ainsi, dès le début du roman, il fait preuve de virilité dans sa confrontation avec le « ptit type ». Même si la violence lui déplaît, il ne rechigne pas à y avoir recours lorsqu’il faut s’en servir. Quelques instants après, lorsque sa nièce arrive, il se montre aimable et tendre avec elle.

La grande complexité du personnage vient certainement du fait qu’il incarne à la fois une sensibilité féminine et une personnalité masculine. Le personnage n’est pas clairement défini. Le fait qu’il se travestisse pour ses numéros de « danseuse de charme » ne fait qu’ajouter à son trouble identitaire.

« Marceline l’accompagne dans sa chambre et Gabriel va chercher une jolie trousse en peau de porc marquée de ses initiales. Il s’installe, se verse un grand verre de grenadine qu’il tempère d’un peu d’eau et commence à se faire les mains ; il adorait ça, il s’y prenait très bien et se préférait à toute manucure, il se mit à chantonner un refrain obscène. »

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