Charles louis de secondat, baron de montesquieu

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Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu

Charles-Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, connu sous le nom de Montesquieu, né le 18 janvier 1689 à La Brède(Guyenne, à côté de Bordeaux), mort le 10 février 1755 à Paris, est un moraliste et surtout un penseur politique, précurseur de la sociologie,philosophe et écrivain français des Lumières.
Noble de robe, il fit sesétudes chez les oratoriens, puis acquit une bonne formation de juriste à Bordeaux et à Paris ; mais, attaché à sa terre, il sut la mettre en valeur. S'il fut parisien et cosmopolite, il ne laissa pas de revenir très régulièrement dans ses terres et son château. C'est là qu'il travailla, médita et trouva la sérénité et le détachement qui caractérisent son œuvre.
Un provincial, homme du mondeConseiller au parlement de Bordeaux, il reçoit de son oncle, en 1716, le nom de Montesquieu et une charge de président à mortier. Il conserve cette charge jusqu'en 1725. En fait, il n'aime pas la procédure, dont le détail l'embarrasse. Son expérience de juriste s'ajoutera cependant à une maîtrise des réalités économiques concrètes. De 1717 à 1721, il consacre son temps à l'étude des sciences et composedivers mémoires de physique (l'Écho, 1718 ; le Flux et le Reflux, 1718) et de médecine (les Maladies rénales, 1718). Il écrit deux essais en 1716, la Politique des Romains dans la religion et un Système des idées. La publication, en 1721, des Lettres persanes lui apporte un succès immédiat. Il vient alors à Paris de 1722 à 1725 et y fera par la suite de nombreux séjours. Il fréquente la bonnesociété parisienne, les salons de Mme de Tencin, de Mme Geoffrin et de Mme du Deffand. Toute une partie de son œuvre porte la marque mondaine de ces salons et a, comme le dit Sainte-Beuve, « le cachet Régence » : le Temple de Gnide (1725), l'Histoire véritable d'Arsace et Isménie, qui fut composée vers 1730 mais ne parut qu'après la mort de leur auteur. Ces ouvrages témoignent à la fois d'uneaisance sociale et d'une finesse remarquable dans l'analyse des sentiments et, déjà, des mœurs.
   Il fréquente le club de l'Entresol, où il lit le Dialogue de Sylla et d'Eucrate, un texte de forme académique mais qui révèle l'intérêt du philosophe pour l'histoire et la politique. Il compose desConsidérations sur les richesses de l'Espagne dans lesquelles il s'essaie à l'histoire économique. En 1727,il entre à l'Académie française.
Un explorateur à l'œuvre
Montesquieu entreprend alors une série de voyages, en Allemagne, en Autriche-Hongrie, dans les États italiens, en Suisse et en Hollande (1728-1729). Puis il passe en Angleterre à la suite de lord Chesterfield. Il y séjourne de 1729 à 1731. Ces années sont décisives dans la formation intellectuelle de l'auteur del'Esprit des lois. Sesjournaux de voyage révèlent un esprit d'une immense curiosité. Il s'intéresse à tout, géographie, économie, mœurs, usages politiques, richesses artistiques. Cette observation fait de lui le plus réellement cosmopolite des philosophes de son temps. De 1731 à 1748, il travaille à l'Esprit des lois(1748), qui sera l'œuvre de sa vie. Il en publie séparément un chapitre, digression devenue un livreautonome, les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734).L'Esprit des lois rencontre un succès immense, mais est attaqué à la fois par les jésuites et par les jansénistes : Montesquieu leur répond avec vigueur dans la Défense de l'Esprit des lois (1750). Il compose encore deux ouvrages, Lysimaque (1754) et, pour l'Encyclopédie, à laquelle il apporte ainsi sonsoutien, l'Essai sur le goût, qui ne paraîtra qu'en 1756, après sa mort. Il jugea avec perspicacité la politique de son temps : l'absolutisme et le faste de Louis XIV, le système de Law, la politique du cardinal Dubois trouvèrent en lui un censeur sévère. Mais son génie exigeant avait besoin du calme de La Brède et des ressources de sa bibliothèque ; c'est à la retraite et à l'étude que l'on...
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