Chomage des jeunes

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Relations Internationales – P. Droz-Vincent – 2A/S4

Les Relations Internationales
P. Droz-Vincent Il y aura dix cours thématiques différents. L'objectif du cours va être d'acquérir des notions et de pouvoir les réutiliser (examen de 3h, sur un sujet général). Il faut éviter d'utiliser les clichés (« clash de civilisations », etc.). Il faut lire certains livres et utiliser ce qu'on a lu (et nepas faire du labyrinthage conceptuel) et ce que l'on a compris. L'objectif du cours n'est pas de ressortir le cour mot pour mot, mais d'acquérir des outils et comprendre des problématiques et de les utiliser intelligemment. Utiliser ce qu'on a lu, c'est le plus important.

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Relations Internationales – P. Droz-Vincent – 2A/S4

Thème 1 : La puissance, usage et limites
• Bibliographie

→Paix et guerre entre les nations, Raymond Aron, lire les chapitres III et IV de la première partie → L'impuissance de la puissance de Bertrand Badie (chapitre I, II, III de la première partie). I. La notion de puissance Pourquoi la puissance est au coeur des RI ? On trouve cette notion de « pouvoir de puissance » dont on va sans cesse parler. Ce terme (Macht en allemand, Power en anglais) posedes problèmes. On parle de « puissance » (pour tout ce qui se passe à l'extérieur des États) ou de « pouvoir » (« pouvoir politique », « lutte pour le pouvoir », quand on parle de science politique interne aux États). L'idée de puissance ouvre un type d'analyse qui ne part pas de petites questions, mais est essentielle pour les comprendre. Pour parler ce ces petites questions, il faut une visionglobale, internationale, et à partir de là, construire des cadres d'analyses. L'international doit s'étudier autour de la notion de puissance (comme la domination dans le cadre étatique). Dans le monde, il y a des différentiels de puissance, cf. Weber en interne lorsqu'il parle du pouvoir, la liberté de choix de quelques uns est restreinte par l'action volontaire d'autres individus (relations decommandement, d'obéissance). D'où l'idée répandue qu'il y a une espèce d'analogie entre la puissance et l'argent : elle est partagée inégalement, on parle de « marché politique » en science politique interne, et donc au niveau international, on retrouve des dynamiques similaires. Raymond Aron explique que la puissance est quelque chose de différent, c'est une notion qui a une amplitude forte. Lapuissance crée en interne des processus de domination mais c'est beaucoup plus complexe. Dans les Relations Internationales, il n'y a pas de structuration organisée entre ceux qui ont le pouvoir (les gouvernants et les gouvernés). En international, les acteurs (ici, les États), ceux qui détiennent sur un territoire une parcelle d'autorité publique n'ont rien au-dessus d'eux, ils peuvent faire ce qu'ilsveulent. → Il n'y a pas de « police internationale », les États vivent dans l'état de nature, ils sont des « monstres froids » qui s'entrechoquent mais personne ne peut juger au dessus des États (comme l'État, en interne). De là, il y a toute une vision populaire lorsqu'on parle de puissance, cf. les mémoires de diplomates, on y trouve cette vision d'un monde international où se déploie cet Étatde nature hobbesien (on peut parler des « coups tordus » que se font les acteurs entre eux). Cela explique la popularité parmi les décideurs qui s'intéressent aux Relations Internationales, d'auteurs comme Thucydide, Machiavel, Hobbes, Clausewitz ou Weber. • Partant de Thucydide, on peut comprendre pourquoi dans des universités prestigieuses, il est étudié en profondeur.

Son analyse est trèspertinente pour des étudiants, des officiers, des diplomates... Cela permet, pour tous ces praticiens de l'international, de comprendre de fameuses phrases comme « dans le monde tel que nous le connaissons, le fort fait ce qu'il veut et le faible souffre ce qu'il doit souffrir » (cf. Discours des Athéniens face aux Méniens). Thucydide décrivant les guerres du Péloponnèse permet de comprendre...
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