Dissert

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  • Publié le : 2 décembre 2010
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L'apologue est un récit souvent allégorique, une histoire en vers ou en prose, qui met en scène des animaux, des végétaux, parfois des humains ou même des notions (la mort) et dont le lecteur peut tirer une leçon morale ou un enseignement. Il constitue également un genre littéraire.Dans l'incipit de la peste, le narrateur "'nous introduit dans la cité'" (cité: état civilisé) d'Oran, préfecturefrançaise de la côte algérienne. On remarque qu'il y a une saison mais pas de temps, pas de dates précises malgré le fait que c'est une chronique. C'est une ville moderne de commerce, ce qui est bien naturel car Oran a un port. Le narrateur nous apprend les loisirs comme le cinéma, les bains de mer, boule et les cercles. Les habitants sont perdus dans les habitudes. Le narrateur ne se présente pas.On ne découvre qu'à la fin qu'il s'agit du docteur Rieux lui-même! On remarque donc que l'Incipit est très prudent. Quelques indications sont fournies; la présentation reste une véritable énigme. Le but est donc d'éveiller la curiosité du lecteur et de nous laisser découvrir la complicité pour éveiller notre sens critique. On remarque qu'on a un narrateur qui pose problème car il ne nous dit pasquel rôle il joue. Le statut du narrateur est historien, un "travail" de témoignage et la rédaction d'une chronique, comme il le nous explique vers la fin de l'Incipit. On peut parler d'un statut polyphonique car le narrateur se sert de toutes les informations qui sont dispensables afin de pouvoir rédiger une chronique exacte, objective et confidentielle. La Peste est aussi une œuvre engagée. Eneffet Albert Camus laisse deviner dans le texte ses idées anti-nazies et dénonce entre autres l'atrocité vécue par le peuple juif au cours de la Seconde Guerre mondiale. La maladie est une représentation allégorique du nazisme (surnommé alors peste brune). Les malades représentent la population juive et les victimes des nazis, tandis que Rieux et ses compères symbolisent la Résistance.
Il y a 5ans

5 parties qui font penser aux 5 actes d’une tragédie. À la fin de chaque partie : une phrase crée un effet de suspense.Effet de symétrie : au début, description d’Oran et à la fin généralisation « une cité heureuse.Le texte est présenté comme une chronique : recueil de faits historiques rapportés dans l’ordre de leur succession.• 1ère partie : dates précises « 30 avril », mort du concierge=> début de l’épidémieÀ partir du 3ème chapitre : flou temporel

=> Il y a un effet de symétrie, un chiasme. Les flous temporels, les anticipations et retours en arrière empêchent de considérer le livre comme une chronique.Pourquoi Rieux revendique-t-il d’écrire une chronique ?• ça ancre les événements dans la réalité.• idée de témoignage et souci d’objectivité.Il a eu du mal à respecterles contraintes du genre. Le souci d’objectivité n’est pas toujours respecté. Les accélérations et ralentissements témoignent des émotions du narrateur, il y a des traces de subjectivité.

La première partie relate l’apparition des rats, décrit la montée de la tension et s’achève sur l’énonciation de l’événement.

ville s’appelle Oran.Le narrateur de La Peste s’explique à plusieurs reprisessur les circonstances dans lesquelles il a entrepris sa chronique, sur les raisons qui l’ont poussé à le faire. Il garde l’incognito jusqu’aux dernières pages de son récit.Parlant apès la fin – provisoire – de la peste, le narrateur est à même d’en connaître tous les ravages, toutes les victimes, de mesurer l’étendue du mal, mais aussi de rendre justice à ceux qui lui ont résisté. Anonyme, il peutêtre identifié à chacun des habitants d’Oran, puisqu’il ne cache pas ses liens avec la ville.La chronique prend sa portée avec le choix du narrateur anonyme.Les pouvoirs du langageTarrou est un porte-parole de Camus, ne serait-ce que par son exigence d’un langage clair, et par le goût pour l’insignifiance que Camus partage avec lui au point d’envisager une « anthologie de l’insignifiance ».Par la...
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