Dissert

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REY Jean-Pascal MONTHEY, le 04 avril 1991
E92

DISSERTATION

"Il est amusant de constater que le mot VILLE soit aussi souvent accolé à l'adjectif INHUMAINE. Il y a d'abord contradiction dans les termes : rien n'est plus humain que la
ville, puisque précisément ce sont les hommes qui l'ont construite. Il y a aussi contradiction dans les faits : la nature n'a pas étécréée par Dieu, pour permettre aux hommes de fuir les villes; ce sont les villes qui ont été créées par les hommes pour s'abriter de la nature."

in Plaidoyer pour la ville,
Bernard OUDIN

Dans son plaidoyer pour la ville, Bernard OUDIN nous parle de ces cités actuelles qui agressent leurs habitants. Mais "est-ilvraiment amusant de constater que le mot VILLE soit aussi souvent accolé à l'adjectif INHUMAINE ? Y a-t-il d'abord contradiction dans les termes : rien n'est plus humain que la ville, puisque précisément ce sont les hommes qui l'ont construite ? Y a-t-il aussi et surtout contradiction dans les faits : la nature n'a pas été créée par Dieu, pour permettre aux hommes de fuir les villes; ce sont les villesqui ont été créées par les hommes pour s'abriter de la nature ?" Dans un premier temps nous analyserons le principe de la ville agressante, puis dans un deuxième temps nous verrons quelques cas de son humanité.

Effectivement, depuis le début de ce siècle, où nous avons assisté à un développement accru des villes poussant comme des champignons, nous pouvons parler aussi de l'inhumanité de cesdernières. Ceci dû principalement au bétonnage excessif et aux diverses constructions massives. Finit donc les espaces verts accueillants où les familles se promènent et se retrouvent le dimanche, où les mères aèrent leurs petits. Bienvenu alors aux gratte-ciel toujours plus hauts tel que l'Empire State Building, où depuis l'entrée nous ne voyons même plus le soleil, mais seulement se dresser uncolosse de pierre. Cette inhumanité, due aussi à la surpopulation entraîne le manque d'hygiène, parfois la misère tels des bidonvilles brésiliens et les ghettos, prenant des ampleurs inquiétantes. Cette maladie des cités est due aussi à la pollution toujours croissante, aux gaz d'échappement des véhicules, aux fumées des industries, aux gens jetant leurs détritus n'importe où, aux centrales nucléairesqui ne savent plus où mettre leurs déchets radioactifs. Il y a aussi le taux de criminalité en augmentation, à cause du manque de travail, les bruits assourdissants de la rue où l'on n'entend même plus le chant des oiseaux, seul retentit le gazouillis des klaxons qui s'élève vers les cieux assombris par cette pollution. Il ne faut pas oublier non plus le coût des appartements et des terrains avecces hausses continues des taux hypothécaires, ce qui fait que les individus vont s'amasser dans des cités satellites. Ne passons pas sous silence, le stress quotidien des gens, qu'ils soient : automobilistes, piétons, étudiants et apprentis, ou simple travailleurs; l'anonymat dans les grandes villes où chacun se fait son gîte pour ne plus en sortir et se cacher du reste de la société. Il fautaussi penser à la solitude des personnes du troisième âge et à ceux qui sont tous seuls au milieu des autres dans cette société de consommation qu'est la nôtre, et qui grâce aux services sociaux ou à des organisations comme les restaurants du cœur, peuvent s'en sortir. Un seul cliché correspond assez bien à nos villes actuelles : "métro, boulot, dodo". Et la ville, n'a-t-elle pas aussi poussé lesgens à l'exode rural lors de la Révolution Industrielle ? Tant de personnes ont quitté leur campagne pour venir s'entasser à la ville, ne les a-t-elle pas trompées en leur promettant du travail ? Elles sont vite tombées de désillusions en désillusions. L'homme finit par devenir l'esclave de cet engrenage infernale.

Or, la ville est aussi humaine dans les termes d'abord, puisque "homme" et...
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