Droit moral et religion

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  • Publié le : 6 mars 2013
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Droit, Moral et Religion

Les hommes sont gouvernés par des règles de conduite qui sont d’essences différentes, parmi elles, on retrouve le droit, la morale et la religion. Les deux derniers éléments du sujet ont toujours grandement influencé le premier, trouvant son fondement dans ceux-ci.
L’article 1133 du code civil dispose que « la cause est illicite, quand elle est prohibée par la loi,quand elle est contraire aux bonnes mœurs ou à l’ordre public », il montre donc bien l’influence qu’à la morale sur le droit.
Même si la liaison entre morale et droit semble être plus qu’apparente, il n’en est pas de même pour ce qui est de la relation droit et religion car de nos jours la dissociation entre les deux est bien établie. Mais s’il n’en a pas toujours était autant, pendant longtempsle droit a été directement influencé par la religion.

Il est important de bien définir chaque terme pour en avoir une vision plus juste pour la suite du raisonnement. Ainsi M. Virally, dans « La pensée juridique », définit la morale comme « la maitrise des entrainements instinctifs et passionnels et la poursuite d’un idéal de perfection individuel plus ou moins élevé ».
Le droit est lui-mêmeguidé par des valeurs similaires, et moralise en quelque sorte les comportements sociaux. C’est pourquoi il est difficile de discerner morale et droit.
La religion quant à elle peut prendre la forme de commandement et peut se confondre avec le droit lorsque l’Etat n’est pas laïc, ce qui rend tout aussi compliqué la distinction avec le droit. Le droit quant à lui renvoie à toutes les règlesjuridiquement obligatoires ayant pour finalité d’organiser les rapports sociaux entre les individus.

On se demande alors : « Dans quelle mesure concilier la morale et la religion dans l’élaboration de la règle de droit en France ? »
Après avoir étudié la morale et la religion comme deux thèmes qui fondent le droit nous verrons que ce dernier se concilie difficilement ses fondements aujourd’hui.I – La morale et la religion, deux thèmes qui fondent le droit
a) L’influence historique
Avant 1789, la France était une monarchie absolue de droit divin, société hiérarchisée voulue par Dieu et garantie par le roi et depuis le Moyen-âge la société est divisée en trois ordres qui correspondent à trois fonctions sociales : le clergé, la noblesse et le tiers-état.
La monarchie garantit cettehiérarchie sociale voulue par Dieu.
La puissance du clergé se marque par une réalité économique puisqu’il représente 150 000 personnes qui contrôlent 25 % des terres et 20 % du patrimoine immobiliers, il dirige le système scolaires et hospitalier et du point de vue politique il a ses représentants auprès du roi : Assemblée nationale du clergé.
Le droit est alors calqué sur la religion.
Lasociété française d’Ancien régime est profondément catholique. La religion est présente dans tous les actes de la vie (baptême, mariage, décès). Les cloches de l’église rythment la journée de travail et appellent à la prière. Les fêtes chrétiennes sont des moments forts de l’année : Noël, la fête de Pâques (résurrection du Christ) marquant le début du Printemps.
L’absolutisme politique estindissociable d’un absolutisme religieux car le roi, monarque absolu, reçoit son pouvoir de Dieu, il est de droit divin par le sacre, est garant de l’unité religieuse de son royaume.
Mais cette union entre politique et religion prendra fin dès la révolution française qui pose les principes de la laïcité : séparation de l’État et des cultes, sécularisation, égalité des cultes, liberté de conscience,etc.
Lors de la formation de l’Assemblée constituante, point de départ de la Révolution française, le clergé est allié au tiers état et vote avec lui la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. Celle-ci dispose dans son article X que :
« Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par...