Fiche de lecture sur la crise alimentaire

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  • Publié le : 24 mai 2010
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Fiche de lecture :

Le faim dans le monde : vraies et fausses solutions

de Stéphane Madaule

• Présentation de l’article

Les émeutes de l’été 2008 ont été une conséquence de l’instabilité des prix sur les marchés internationaux. La hausse des prix des biens agricoles a fait resurgir un débat que l’on croyait clos concernant la faim dans le monde, avec pour leitmotiv : ledroit à l’alimentation pour tous.
L’auteur débute son article en expliquant pourquoi il y existe une instabilité mondiale du marché des céréales. Selon lui, elle existe car les prix internationaux sur ces marchés dépendent de la production mondiale et l’existence de stocks est trop chère à financer, donc les stocks sont maintenus à un niveau faible. Ainsi si le marché est en excédent,les prix baissent, quitte à écouler les stocks sous forme d’aide alimentaire, et si la production ne satisfait pas le marché, alors on voit une envolée des prix.
L’instabilité sur ce marché s’explique aussi par « l’incertitude climatique et l’atomisation des structures de production »[1] . Les producteurs, individuellement, n’ont pas assez de pouvoir pour influencer les prix ou le marché. De plus,depuis que le marché mondial n’est plus encadré par des politiques de stabilisation, la volatilité des prix a explosé, on peut ajouter parfois à cela la spéculation financière qui amplifie le phénomène.
La libéralisation des échanges sur le marché agricole serait une bonne chose sous la douce mission de vouloir nourrir le monde et de fournir un filet de sécurité à l’échelle de la planète. Maisles pays importateurs, majoritairement les pays pauvres, deviennent dépendants des fluctuations qui déstabilisent le marché, d’où les émeutes de la faim lorsque les prix sont trop élevés et que la demande n’est plus satisfaite. Avec des produits à très bas prix ou encore avec l’aide alimentaire, les producteurs locaux dans les pays pauvres ne sont plus du tout compétitifs, donc leur productionbaisse et à terme la dépendance vis-à-vis de l’étranger grandit, ce qui rend ces pays encore plus sensibles à la volatilité des prix. Ils perdent à long terme leurs indépendances alimentaires, et cette ouverture bloquent tout processus d’investissement dans ces secteurs.
Le problème de la crise alimentaire dans les pays pauvres ne dépend pas uniquement des difficultés de production que rencontre lapopulation rurale.  Idéalement, le prix des biens devraient dépendre de différents facteurs, comme « le pouvoir d’achat de la population, le niveau de production du pays, le niveau et la qualité des terres cultivable, etc… »[2].Toute politique agricole et alimentaire est particulière à chaque pays. Le prix international est définit par d’autres critères, et par conséquent, est difficilement enadéquation avec ce genre de politique. L’enjeu de ces politiques est de satisfaire les besoins locaux tout en favorisant la production locale.

Dans une seconde partie, l’auteur explore différentes pistes possibles afin d’éviter que se produise à nouveau une crise alimentaire.
Dans un premier temps, il se demande si un surcroit du libre échange réglerait le problème de la faim. Partant d’un« bon sentiment », à la fin des années 1980, la plupart des institutions internationales, auxquels par la suite, se sont greffés la plupart des grandes économies libérales, ont vanté les mérites du libre échange dans l’agriculture selon la théorie des avantages comparatifs. Le bilan, plus de 20 après, est que la volatilité des prix s’est accentué plutôt que de s’atténuer et que cette orientationn’a pas produit les effets escomptés.
La hausse des prix en juillet 2008, a donné l’illusion que la libéralisation des biens agricoles était compatible avec un prix élevé et que ce marché était un secteur rentable à long terme. Plusieurs facteurs à cette hausse, ont été évoqués, comme la pression démographique liée à une surface cultivable limitée ou encore le développement des biocarburants....
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