La castration dans « sz » de roland barthes

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  • Publié le : 8 novembre 2011
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Durant deux années (1968 et 1969), Barthes consacre son séminaire de l’École pratique des hautes études à Sarrasine de Balzac. Ce travail sortira la rédaction du « S/Z » en 1970. « S/Z » est une oeuvre importante qui est une marque de son revirement de sa position théorique, c’est-à-dire qu’il passe du structuralisme au post-structuralisme. Dans « S/Z », Barthes fait distinquer le texte« lisible » et le texte « scriptible » en relevant le trait polyphonique d’un texte « scriptible »- par opposition au texte « lisible » qui peut être lu, mais non écrit. Barthes affirme que l'enjeu du travail littéraire, c'est de faire du lecteur un producteur du texte. Ce qu’il insiste ici, c’est la lecture plurielle d’un texte. Comme dit-il, «interpréter un texte, ce n'est pas lui donner un sens, c'est aucontraire apprécier de quel pluriel il est fait. »Alors par le moyen de « lexies », Barthes donne une nouvelle lecture de Sarrasine. En autre, le thème principal dans la nouvelle de Balzac est celui de la castration. Après avoir lu un article de Jean Reboul intitulé «Sarrasine ou la castration personnifiée», Barthes décide à étudier cette nouvelle minutieusement. Dans cette article , je vaisd’abord récapituler les points essentiels dans « S/Z » et ensuite mettre l’accent sur le thème de la castration.

Dans un premier temps, nous allons voir comment Barthes essayer de procurer une lecture différente de Sarrasine par le segmentation du texte en lexies. Pour en analyser, Barthes se sert de cinq codes, qui sont le code herméneutique, le code proaïrétique, le code culturel, le codesémique et le code symbolique et commente sa lecture de Sarrasine phrase par phrase. L’emploi de la notion de code dans « S/Z » contribue à libérer le texte de son auteur tout en le remplaçant par le lecteur, car il s’agit des codes du lecteur et non pas un code partagé entre un auteur et un lecteur. De ce fait, les cinqs codes aident à disséminer et à disperser le texte dans le champ de la différenceinfinie. Il est évident que Barthes tente d’approcher le texte scriptible en récrivant le texte lisible de Balzac. D’après les réflexions de Brian Gill sur S/Z de Barthes, on peut constater la présence de Balzac dans Sarrasine ainsi que la présence de Barthes dans S/Z :

 Le texte paraît donc comme un lieu où l’auteur est condamné à se fixer, qu’il le veuille ou non (Balzac le voulait, Barthesrésiste). Et le lecteur, pour peu qu’il lise bien, c’est-à-dire pour peu qu’il relise et récrive, est obligé, comme Barthes, de rejeter le corps de l’auteur et de le remplacer par le sien, par un anticorps. S/Z est une célébration exemplaire de ce processus. Barthes ramasse toutes les traces de la culture de Balzac dans Sarrasine, les empaquète proprement dans son code culturel, puis les fustige bien(ce sont des fatrasies, etc.) ; le corps de l’auteur est exhumé, violenté, abandonné. En même temps, la culture de Barthes essaime dans son texte, vient habiter les métaphores, les commentaires, le titre, la structuration même du livre: elle occupe tout le terrain, il n’y a de place pour rien d’autre. La lecture est bien agression, substitution (de sens et de corps), victoire sur l’Autre.

Ilfaut comprendre que Barthes devait ignorer les constructions de sens de Balzac qui limiteraient les sens de Sarrasine pour ouvrir une nouvelle voie qui permet d’apprécier la pluralité du texte. Dans ce processus de pluraliser le texte, Barthes voudrait démontrer « une galaxie de signifiants » au lieu d’une structure de signifiés. Toutefois, il est inévitable qu’en donnant cette libération du sensdans le texte de S/Z, Barthes retombe dans « le lieu où l’auteur est condamné à se fixer .» Alors tous les textes sont incomplètements pluriels, simplement polysémiques. Nous allons examiner ensemble les cinq codes par lesquels Barthes interprète le texte.

Premièrement, nous avons la voix de la Vérité, ou codes herméneutiques. Le code herméneutique est « un ensemble des unités qui...
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