La conscience de soi est-elle une connaissance?

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1512 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 26 février 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Dissertation philosophique Sujet: La conscience de soi est-elle une connaissance?

L'étymologie même du mot « conscience » suggère l'idée de connaissance (conscientia vient de cum = « avec » et scientia = « connaissance, savoir »); c'est peu dire, par conséquent, qu'il existe une affinité entre les deux mots. Cependant les deux mots ne sont pas synonymes. C'est dans la conscience que le mondenous apparaît. C'est par la conscience que le sentiment est connu, que les choses sont décrites et pensées. Nous connaissons tout par la conscience car, comme dit Kant: "La conscience de ma propre existence est en même temps une conscience immédiate d'autres choses hors de moi." Le mot « conscience » a deux sens: 1. Épreuve ou expérience que chacun fait de ses propres pensées : si je vois un objet,si je ressens une douleur, si je désire quelque chose, je sais immédiatement que c'est moi qui vois, qui souffre ou désire. Je suis seule à faire l'épreuve de ma propre pensée comme je le fais. Je n'ai conscience que d'un nombre limité de choses et je n'ai pas toujours également conscience de moi. 2. Aptitude à produire spontanément des jugements de valeur (c'est bien, c'est mal, on ne doit pasvoler, etc.). Apparemment, ce sens n'a pas de rapport avec le sujet mais la question de savoir si la conscience que j'ai de la morale est une connaissance peut être posée. La conscience est en rapport avec quelque chose, elle est donc toujours conscience de quelque chose. Mais quoi que l'on pense, on doit toujours y associer le « je », autrement dit, s'il y a un objet de la conscience, il y aforcément un sujet qui est conscient et la conscience est la relation entre les deux. Ce sujet peut aussi devenir objet de la conscience. En prenant conscience de moi, je me dédouble et je deviens objet pour moi-même. On voit donc que la conscience est par nature réflexive, qu'il est donc légitime de s'interroger sur la « conscience de soi » et on peut dire, en définitive, que la conscience c'est larelation qui existe entre moi et moi-même et entre moi et le monde. Il découle de cela que la conscience est indispensable à la connaissance puisque c'est par elle que l'objet de la connaissance, qu'il s'agisse du moi ou du monde, m'est présent. Si la conscience est la condition première de la connaissance, il n'y a pas d'équivalence entre les deux. De plus, la connaissance se présente sous diversmodes qu'il convient d'identifier afin de se donner un maximum de possibilités de répondre avec pertinence à la question qui est l'objet de cette réflexion. Fondamentalement, on peut distinguer trois types de connaissances : celles relevant des sciences pures, celles relatives aux sciences de la nature, celles enfin qui se rapportent aux sciences de l'homme. Les mathématiques et la logique ontlongtemps été les modèles de la connaissance. Elles sont considérées comme des sciences pures parce qu'elles sont des constructions de l'esprit, qu'elles ne traitent pas d'objets sensibles et qu'elles n'ont pas recours à l'expérimentation. Ainsi, comme elles ne font pas référence au sensible, les connaissances mathématiques sont nécessairement vraies. Les sciences de la nature ne sont pas pures maisexpérimentales. Elles cherchent à

dégager des lois dans la nature, la nature conçue comme un mécanisme, obéissant à un strict déterminisme qu'il s'agit de dé-couvrir. C'est parce que les relations entre les causes et les effets sont nécessaires, c'est-à-dire obéissant à des lois, qu'on peut les exprimer sous forme d'équations mathématiques. Toutefois les sciences de la nature ne peuventatteindre une vérité définitive puisqu'on a vu, dans le passé, des théories scientifiques, pourtant confirmées de nombreuses fois, remises en question et donc réfutées par une nouvelle expérimentation. Ce qui caractérise les sciences de la nature, c'est donc leur méthode et particulièrement l'utilisation qu'elles font des mathématiques qui sont, en quelque sorte, leur langage commun. Les principes des...
tracking img