La separation de l'egliqse et de l'etat

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  • Publié le : 17 mai 2011
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La séparation de l’Eglise et de l’Etat

Problématique : Quels ont été les changements qui ont suivis la séparation de l’Eglise et de l’Etat ?

Le principe de laïcité a pris corps pour la première fois pendant la Révolution française. En 1789 la dîme est supprimée sans compensation, privant ainsi le clergé d’une partie de ses ressources. La nationalisation des biens du clergé contraintl’Assemblée constituante à s’intéresser au financement du clergé, les membres du clergé deviennent des fonctionnaires salariés par l’Etat. En 1882 Jules Ferry impose l’enseignement laïc dans les écoles publiques.
Au 19ème siècle l’Eglise reste cependant omniprésente dans la société, en effet on la trouvait dans les écoles (le Clergé assurait les cours), la population était encore très croyante. Le jourdu seigneur et de repos était le dimanche où les gens se rendaient à la messe, le jeudi étant le jour du catéchisme et du repos scolaire.

Émile Combes, Président du conseil fait voter la séparation de l'Église et de l'État en 1905. L’État ne nomme plus les évêques et ne rémunère plus les prêtres : l’Église devient totalement indépendante mais doit subvenir par elle-même à ses besoinsfinanciers.
L’Etat veut « garantir » à chacun les moyens d'exercer librement sa religion dans le respect de celles d'autrui. C'est dans cet esprit que sont instituées des aumôneries dans les milieux fermés (casernes, lycées, prisons, hôpitaux...) et, plus tard, des émissions religieuses sur les chaînes publiques de télévision. L'État n'entend en aucune façon limiter la liberté de conscience.Article 1er : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes [...] ». Le premier article crée un large consensus. Le texte ne laisse que peu de marge pour son application, par les mots « assure » et « garantit ».
Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte [...] »
Par cette loi, l'État manifeste sa volonté deneutralité religieuse.
En son article 1er, la loi garantit " la liberté de conscience " et " le libre exercice des cultes ". L'article 2 déclare que la République ne reconnaît ni ne finance aucun culte. L'article 3 prévoit l'inventaire de tous les biens ecclésiastiques. Quant à l'article 4, il donne un an pour transférer tous ces biens vers des " associations cultuelles ".Malgré des divergencesassez fortes, la loi fut votée le 3 juillet 1905 par 341 voix contre 233 à la Chambre, et 181 pour contre 102 au Sénat. Elle est promulguée le 9 décembre 1905 (publiée au Journal officiel le 11 décembre 1905).Elle met fin à la notion de "culte reconnu" et fait des Églises des associations de droit privé.

Emile Combes a mené une politique anticléricale : changement de nom des rues portant un nomde saint, fermeture de 2 500 écoles religieuses, promotion systématique des fonctionnaires anticléricaux et révocation des catholiques… Le 30 juillet 1904, il y a rupture diplomatique avec le Saint-Siège.

Si le vote de la loi contribue à apaiser les esprits entre les religions, elle est cependant violemment critiquée par Pie X, qui s'oppose à tous les termes de la loi, les juifs et lesprotestants quant à eux, font bon accueil à la loi. L'Église regimbe contre la nouvelle législation. En 1906, deux encycliques de Pie X condamnent la loi de Séparation et proscrivent la constitution d'" associations cultuelles ". Fin janvier commencent les inventaires. Pour les catholiques, le sacrilège est atteint quand on ouvre les tabernacles renfermant les hosties consacrées. Début février, desémeutes éclatent dans plusieurs églises de Paris, par exemple à Sainte-Clotilde. Compte rendu du journal L'Aurore :

" De nouvelles charges de police se produisent à chaque instant. Deux compagnies de gardes municipaux à pied font leur apparition. [...] À quatre heures et demie, on prend l'église d'assaut. On enfonce les portes avec le concours des pompiers, qui sont munis de haches. Une...
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