Le stress au travail

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  • Publié le : 26 septembre 2010
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Comment expliquer et résoudre le mal être au travail ?

Introduction : Depuis une dizaine d’années, on assiste à une réelle augmentation de suicides dans les grandes entreprises comme France Télécom ou Renault. Il est difficile de savoir si le phénomène est extrêmement nouveau mais il est important d’essayer d’expliquer et de trouver des solutions à ce problème de société. Même s’il conduitrarement au suicide, le stress au travail engendre des souffrances et un mal être qu’il est nécessaire d’essayer de comprendre et de résoudre. Rappelons que le travail sert en principe à insérer les personnes et à ce qu’elles soient reconnues socialement.
Vidéo Mort au bureau (suicide)
1) Les faits
En cinq ans, mille tentatives de suicide se sont produites sur les lieux de travail enFrance, dont 47 % ont été suivies de décès. Depuis 2008, 21 employés de France Telecom se sont donné la mort. Les vagues de suicides, également présentes chez Renault, sont la preuve de la grande pression que peuvent subir les salariés sur leur lieu de travail ou dans une organisation sociale déterminée. Le suicide est un acte d’appel au secours et il a été démontré qu’en période de crise ou dedifficultés sociales, il réapparaissait, surtout chez les individus fragiles.
Plus généralement, 41 % des salariés se déclarent stressés, dont 13 % très stressés et toutes les catégories professionnelles sont exposées, même quand il s’agit de l’encadrement. En effet, 57 % des cadres supérieurs sont victimes de ce stress permanent. Le mal être au travail est moins observé dans les petites entreprises (68% se déclarent non stressés) donc le stress augmente avec la complexité de l’organisation au sein de l’entreprise et les responsabilités. 60 % des personnes stressées l’attribuent directement au travail.
Les conséquences du mal être au travail sont nombreuses : la fatigue, les tensions musculaires, les troubles du sommeil, l’anxiété, l’irritabilité, les maux de tête, les cancers et ulcères, lesalertes cardiaques, les dépressions, et dans les cas extrêmes, les tentatives de suicide.
Les troubles musculo-squelettiques ont été multipliés par dix depuis ces dernières années. De 1 à 1,4 % des 25 millions d’actifs sont touchés par une pathologie. 38 % des salariés très stressés voient leur addiction augmenter : nourriture, tabac, alcool… Le stress a donc des répercussions importantes surla santé des individus. Les femmes paraissent plus sensibles au stress. En effet, celles-ci doivent souvent concilier leur vie professionnelle et la maternité.
La souffrance au travail peut engendrer un isolement professionnel, des absences d’orientations claires et précises dans le travail et la négation des compétences de chacun. L’individu se dévalorise dans l’exercice de ses fonctions et perdconfiance en lui.
Ces maux du travail que subissent les salariés ont un coût pour l’entreprise (arrêts de travail, etc.) qui représente 3 à 4 % du PIB.
2) Les raisons
On peut noter quatre grandes familles de tensions :
* L’organisation : surcharge de travail (50 % des personnes victimes du stress travaillent dans l’urgence), difficulté à mener plusieurs tâches, manque de temps pourse reposer.
* L’insatisfaction des exigences personnelles : rémunération, reconnaissance.
* Les relations avec les autres collègues de l’entreprise et la hiérarchie : 35 % des salariés reçoivent des ordres contradictoires et 33 % d’entre eux vivent des tensions avec leurs collègues ou leur hiérarchie
* Les changements dans le travail : problèmes de la flexibilité, de l’adaptationpermanente, du rythme du travail, de l’apparition des nouvelles technologies.
Les salariés sous pression se plaignent du manque de reconnaissance et de perspectives. La compétitivité effrénée, engendrée par la mondialisation, provoque des bouleversements qui déstructurent les salariés. Le travail en France confère un statut et du prestige social mais du fait de la peur du chômage, la pression...
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