Leopold sedar senghor

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  • Publié le : 7 novembre 2010
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Leopold Sédar Senghor (1906-2001)

I / Biographie
II / Œuvres Littéraires

I/Biographie:

1. Son enfance :

Leopold Sedar Senghor est né en 1906 à Joal, petite ville côtière située au sud du Sénégal .Son père, Basile Diogoye Senghor, est un commerçant appartenant à la bourgeoisie sérère. Sa mère, Gnilane Ndiémé Bakhou est une musulmane d'origine peule que Senghor appelle dans Élégies «Nyilane la douce ».C'est la troisième épouse de Basile Senghor à qui elle donnera 6 enfants dont Senghor et un autre garçon.

Senghor a hérité des sérères le fait d'avoir, un prénom et deux noms : son nom de famille, Senghor et son nom sérère, Sedar signifiant « qu'on ne peut humilier ».

Senghor commença ses études au Sénégal, d'abord chez les Pères du Saint-Esprit à Ngazobil, puis à Dakarau collège-séminaire et à l'école laïque et , déjà il se passionne pour la littérature française. Une fois son baccalauréat en poche, il obtient une bourse pour poursuivre ses études supérieures en France.

2. Ses études

En 1928, Senghor arrive en France . Cela marquera le début de « seize années d'errance », comme il aimait à dire. Il sera tout d'abord étudiant à la Sorbonne mais très vitedécouragé, il poursuivra en hypokhâgne et khâgne au lycée Louis le Grand où il prépare le concours d'entrée à l'école normale supérieure. Il y côtoie de nombreux intellectuels dont Georges Pompidou avec qui il se liera d'amitié. Après un échec au concours d'entrée, il décide de préparer l'agrégation de grammaire. Pour l'agrégation, il fait une demande de naturalisation. Il obtient l'agrégation degrammaire en 1935, après une première tentative non couronnée de succès. C'est la première fois qu'un Africain devient agrégé.
Alors qu'il était étudiant, il créa en compagnie du martiniquais Aimé Césaire et du guyanais Léon Gontran Damas la revue contestataire L'Étudiant noir en 1934. C'est dans ces pages qu'il exprimera pour la première fois sa conception de la négritude, notion introduite parAimé Césaire, dans un texte intitulé « Nègrerie ». Césaire la définit ainsi : « La Négritude est la simple reconnaissance du fait d'être noir, et l'acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture ». Senghor explique en ces termes le concept de Négritude « la Négritude, c'est l'ensemble des valeurs culturelles du monde noir, telles qu'elles s'expriment dans lavie, les institutions et les œuvres des Noirs. Je dis que c'est là une réalité : un nœud de réalités » (Liberté 1, Négritude et Humanisme, p. 9).

3. La guerre :

Il débute sa carrière d'enseignant au lycée René Descartes à Tours puis au lycée Marcellin Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés, dans la région parisienne. Outre ses activités d'enseignant, il suit des cours de linguistiquenégro-africaine dispensés par Lilias Homburger à l'École pratique des hautes études et ceux de Marcel Cohen, Marcel Mauss et de Paul Rivet à l'Institut d'ethnologie de Paris.
En 1939, Senghor est enrôlé comme officier de l'armée française dans la 59e division d'infanterie coloniale. Un an plus tard, il est arrêté et fait prisonnier par les Allemands à la Charité-sur-Loire. Il est interné dans divers campspuis au Front Stalag 230 de Poitiers, un camp de prisonniers réservé aux troupes coloniales. Les Allemands voulaient le fusiller le jour même de son incarcération ainsi que les autres soldats noirs présents. Ils échapperont à ce massacre en s'écriant « Vive la France, vive l'Afrique noire ». Les Allemands baissent leurs armes car un officier français leur fait comprendre qu'un massacre purementraciste nuirait à l'honneur de la race aryenne et de l'armée allemande. Au total, Senghor passera deux ans dans les camps de prisonniers, temps qu'il consacrera à la rédaction de poèmes. En 1942, il est libéré, pour cause de maladie. Il reprend ses activités d'enseignant et participe à la résistance dans le cadre du Front national universitaire.

4. La carrière politique

Au lendemain de la...
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