Les guerre mondiales, des guerres totales

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1619 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 10 mars 2013
Lire le document complet
Aperçu du document
En 1914, l’Europe s’embrase pour des questions de nationalités avant tout. L’issu de cette grande guerre comme l’ont appelée les survivants, donne lieu une seconde guerre mondiale qui débute en 1939 et se termine en Septembre 1945. Ainsi, ces conflits armés, déclenchés par différents Etats, court dans le temps (5 ou 7 ans) et sont aussi d’un genre nouveau : elles sont dites totales. C'est-à-direune guerre complète, générale, entière mais aussi parfaite.
En quoi ces guerres mondiales sont-elles fondamentalement modernes et intégrales ?
Cette totalité se révèle dans les aspects humains mis en œuvre mais aussi dans les aspects économiques et sociaux, cela dit, les caractères politiques de cette guerre forment l’essentiel de la question.

Au cours de ces deux guerres mondiales, latotalité des militaires et des civils ont été menacé. En août 1914, les empires centraux peuvent opposer huit millions d’hommes aux treize millions de soldats alliés. Pour faire face à son infériorité démographique face à l’Allemagne, la France mobilise six cent mille hommes depuis ses colonies, et soixante quinze pourcents des hommes de 20 à 35 ans sont engagés dans le conflit. Au total, soixante dixmillions de soldats, de toutes origines et conditions sociales, sont mobilisés.
Pendant la première guerre mondiale, les pertes sont sans aucun équivalent jusqu’à présent : dix millions de victimes militaire. En France ou en Allemagne, un mobilisé sur six n’est pas revenu du front, et un sur trois en Serbie. Les soldats gravement blessés au front, « les gueules cassés », sont au nombre de dixsept millions. Quant aux civils, les morts sont aux nombres de neufs millions. Pendant la seconde guerre mondiale, les pertes sont au nombre de soixante millions civiles et militaires confondus, soit plus de trois pourcents de la population mondiale.

Toutes ces pertes ont été causées par des méthodes de guerre de plus en plus modernes. Durant la « grande guerre », après une première phase deguerre de mouvement, dans laquelle les offensives sont très meurtrières sans assurer la victoire, la guerre de position entraine le développement de nouvelles armes dans l’espoir de percer les lignes de défense adverses.
Malgré l’intensité des bombardements (quatorze mille obus tombent chaque jour sur Verdun entre février et décembre 1916), les lignes de tranchées sont efficaces. Les mortiers, lesobus explosifs, les lance-flammes ou les gaz de combats (gaz moutarde par exemple, inauguré par les Allemand dans les Flandres en 1915) font entrer les combats dans l’âge industriel.
En 1918, l’arrivée des troupes américaines (en guerre depuis le 6 avril 1917) permet de l’emporter en relançant une guerre de mouvement épaulée par les armes nouvelles que sont les avions et surtout les charsd’assaut.
Durant la seconde guerre mondiale, les progressions techniques sont tout aussi présentes, avec par exemple la création des radars de détection utilisés dans les sous-marins. Cette progression est aussi visible dans le domaine médical, avec la transfusion sanguine qui aura permis de sauver grand nombre de soldats. Mais, une arme d’anéantissement a été crée : la bombe nucléaire. Deux de cesdernières auront été utilisées pendant ce conflit. Une a été lancée sur Hiroshima, le 6 août 1945, et l’autre sur Nagasaki, le 9 août 1945.
Ces deux guerres sont devenues de moins en moins conventionnelles. En effet, au cours de la première guerre mondiale, la guerre de position, qui dure de 1915 à 1917, est comme son nom l’indique, une phase de la guerre où l’on reste en place et où l’on attaque avecdes moyens autre que celui du « corps à corps », comme les grenades et les obus.
D’autres batailles se déroulent, mais celle-ci, dans la rue. Du 17 juillet 1942 au 2 février 1943, les forces de l’URSS et du 3eme Reich s’opposent dans et hors de la ville de Stalingrad, ce qui a coûté la vie à environ sept cent cinquante mille combattants et à deux cent cinquante mille civils, ce qui en fait...