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Date : le 18 mars
Cours : Le fantastique en France au dix-neuvième siècle
Au début de « Le Bracelet maure » on est en présence d’un narrateur inconnu qui
le première narrateur : « dit l’une de nos causeuses » (p.1) .Il semble bien que le
littérature. Les attitudes différentes qui règnent au salon littéraire y sont décrites.
maison , d’une construction bizarre ou, plutôt,jusqu'à une cour où « le soleil ne
pénétrait pas » .C’est alors que l’histoire devient troublante. Là, la narratrice tout
et j’avais peine a me persuader que je les voyais pour la première fois ! Dans quel
monde ou dans quel songe m’était apparue cette maison dont j’avais un souvenir
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confus » ( p.4) Cette scène plonge le lecteur dans le doute comme s’il s’agit d’une
rêve.l’inquiétante étrangeté de la répétition « Le facteur de répétition du même ne sera
peut être pas reconnu par tout un chacun comme source du sentiment
d’inquiétantes étrangeté .D’âpres mes observations, il est indubitable qu’a certaines
condition , et combine avec des circonstances précises , il provoque un tel
sentiment qui rappelle en outre la détresse de bien des états de rêve » (p.239)Ce sentiment d’inquiétante étrangeté de la narratrice suscite la curiosité frustrée du
j’avais dans l’esprit ne me laissa plus de repos », « j’en étais obsédée au point que
je résolus d’en avoir le cœur net » (p. 4)Ce sentiment d’inquiétante étrangeté
narratrice dans le texte porte la trace de cette hésitation : « le cœur me manqua, un
que parce qu’une circonstance de ce rêve quej’ai fait se rencontre ici, les autres s’y
trouvent également ? N’y a-t-i pas de la folie a ce que j’entreprends- la ? « (p.4)
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narratrice ?
Déjà dès le début du récit le lecteur doute de la crédulité de celle-ci qui
rêveries « Une seconde vie » : « Je suis portée, autant que pas une de vous, à aimer
m’a faite, j’ai subi la pauvreté jusqu'à la servitude et l’aumône. J’ai remontetout
les degrés de l’aisance et de la richesse. – J’ai découverte des trésors. –J’ai voyagé
dans pays merveilleux… J’ai même possède des secrets surnaturels, qui alors me
paraissaient la chose du monde la plus vraisemblable. (p.2)
Le lecteur implicite s’englue dans les croyances de la narratrice. « Il n’y pas de
conte de vieille qui ne me donne le frisson ; la nuit j’ai été souventsaisie
par des accès d’une terreur sons nom. Eh bien malgré les palpitations qui
m’étouffaient le bourdonnement confus qui remplissait mes oreilles, la sueur froide
qui couvraient mon front » (p.2)
la combinaison de l’imagination et du possible nous conforte dans cette
Pour mettre en lumière cette question il faut examiner un certain nombre
d’éléments caractéristiques du récit.Si l'on se réfère maintenant à la définition du fantastique de Todorov dans son
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« Introduction à la littérature fantastique” il est possible de traiter ce récit comme
unrécit fantastique.
Un événement incompréhensible survient à notre narratrice. Elle imagine pouvoir
On cherche une explication rationnelle, mais en vain. On se demande une
des lois inconnues de nous .Todorovsurvole cette question en opposant réel-
s’est produit, car il ne s’est rien produit du tout : ce que l’on croyait voir n’était que
le fruit d’une imagination (rêve).Dans le seconde, les événement ont bien eu lieu,
répète, je savais d’avance ce que j’allais trouver » (p.8)
l’incertitude s’insinue chez le lecteur implicite qui tâtonne et qui se trouve dans
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d’autres événements.bouleversée, plus de repos, plus de liberté, plus de travail, j’avais déjà perdu tous
mes avantages, sans avoir rien obtenu en retour » (p.10) ; « le trésor commençait à
au niveau plutôt allégorique dans le sens du texte entière.
récit fantastique. La narratrice porte un regard sceptique à propos de la politique,
Selon Todorov pour classer le texte d’allégorique il faut qu’il...
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