Luxe

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La maroquinerie de luxe à la conquête
de nouveaux marchés
De l’objet utilitaire
à l’accessoire de mode
Le secteur de la maroquinerie, au savoirfaire
traditionnel réputé par la qualité de ses
produits, bénéfi cie d’un engouement des
consommateurs, qui voient désormais dans
ces articles utilitaires un accessoire de mode.
La créativité des industriels, le renouvellement
fréquent descollections, le développement
des marques « créateur », l’élargissement
de la gamme des produits commercialisés à
des articles connexes (prêt-à-porter, bijoux,
lunettes etc.) suscitent la demande et stimulent
l’offre française. L’introduction de produits en
toile ou en matières synthétiques et l’innovation
ont redessiné le secteur, où l’artisanat du cuir
côtoie une logique plus industrielle.
Unmarché dynamique...
Avec une progression de 11 % des effectifs entre 2000
et 2005 et de 25 % du chiffre d’affaires, la maroquinerie
française se distingue nettement de l’ensemble de la fi lière
cuir, qui a perdu 25 % de ses salariés et dont le chiffre
d’affaires baisse inexorablement de 12 % sur la même
période. La progression du chiffre d’affaires se conjugue
à la hausse des prix deventes et au dynamisme des
exportations puisque 41 % des ventes sont réalisées sur les
marchés extérieurs, en grande partie en raison du renom
des sociétés opérant sur le segment du luxe.
… mais une certaine dégradation
du tissu industriel
Les entreprises de la maroquinerie travaillant sur le moyen
et bas de gamme sont en situation de fragilité en raison de
la concurrence des produitsasiatiques. Malgré ce constat,
depuis 2000, le nombre d’entreprises baisse plus faiblement
que dans l’ensemble des industries du cuir (- 13 % contre
- 24 %).
Des performances qui se maintiennent
Les performances globales de la maroquinerie ne se
démentent pas. En 2005, le taux de valeur ajoutée se
maintient à un niveau élevé (43 %) comparativement à celui
de l’ensemble des industries de biens deconsommation
Maroquinerie
Nomenclature
d’activités
française 19.2Z
Service des études et des statistiques industrielles
10, rue Auguste Blanqui
93186 MONTREUIL CEDEX
Ratios et performances
2000 2001 2002 2003 2004 2005
Nombre d’entreprises 137 131 133 128 123 119
Effectif employé 13 025 14 304 14 346 14 301 14 354 14 514
Exportations * M€ 507,4 565,0 633,6 662,7 678,6 729,6
Chiffred’affaires hors taxes M€ 1 441,0 1 621,8 1 646,4 1 666,0 1 703,2 1 797,8
Investissements M€ 32,1 58,9 51,2 49,7 30,3 53,9
Valeur ajoutée hors taxes M€ 617,6 697,7 716,9 711,0 719,3 765,2
VAHT / CAHT % 42,9 43,0 43,5 42,7 42,2 42,6
Exportations / CAHT % 35,2 34,8 38,5 39,7 39,8 40,6
Investissements / VAHT % 5,2 8,4 7,1 7,0 4,2 7,0
EBE / VAHT % 40,5 42,5 41,5 39,6 39,1 39,2
Sous-traitance /production % 11,3 11,0 12,2 12,7 13,5 19,7
* Il s’agit des exportations directes du secteur maroquinerie
Champ : entreprises de 20 personnes ou plus
Source : Sessi, enquête annuelle d’entreprise
qui atteint 28 %. Ce secteur dispose d’une main-d’oeuvre
très qualifi ée, particulièrement dans le segment du luxe. Les
rémunérations moyennes du personnel sont 30 % plus élevées
que dans l’ensemble desmétiers du cuir. Le taux de marge
reste le plus élevé de la fi lière cuir. En valeur, le montant des
investissements est important (60 % de l’ensemble de la fi lière
cuir), notamment en raison des augmentations de capacité
de production et de l’extension des réseaux de distribution
dans les entreprises opérant dans le segment haut de gamme
et luxe. La maroquinerie représente en 2005 la moitiédes
dépenses de publicité de l’ensemble des industries du cuir,
avec une progression de 11 % depuis 2000 au regard du 1 %
d’augmentation enregistré pour l’ensemble de l’industrie des
biens de consommation.
La sous-traitance progresse
Les dépenses de sous-traitance progressent de 11 % de la
production à près de 20 % de 2000 à 2005 pour répondre à
l’accroissement de la demande. La...
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