Marivaux

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 11 (2641 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 15 juin 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux (Paris, 4 février 1688 - Paris, 12 février 1763), plus communément appelé Marivaux, est un écrivain français . Homme solitaire et discret, longtemps mal compris[1], il fut un journaliste, un romancier, mais surtout un auteur dramatique fécond, qui, amoureux du théâtre et de la vérité, observait en spectateur lucide le monde en pleine évolution et écrivitpour les Comédiens italiens, entre 1722 et 1740, des comédies sur mesure et d'un ton nouveau, dans le langage « de la conversation ». Il est, après Molière, Racine, Corneille et Musset le cinquième auteur le plus joué par la Comédie française[2].
Sommaire
[masquer]

* 1 Biographie
o 1.1 Jeunesse et études
o 1.2 Premiers essais
o 1.3 Une passion : le théâtreo 1.4 Le philosophe et le moraliste
o 1.5 L'œuvre romanesque
o 1.6 Dernières années
* 2 Théâtre
o 2.1 Les objectifs
o 2.2 Le marivaudage
* 3 Œuvres
o 3.1 Pièces de théâtre
o 3.2 Feuilles et feuilletons
o 3.3 Romans et récits parodiques
o 3.4 Romans inachevés
* 4 Annexes
o 4.1Notes et références
o 4.2 Bibliographie
o 4.3 Articles connexes

Biographie [modifier]
Jeunesse et études [modifier]

D’une famille de petite noblesse originaire de Normandie, qui avait fourni plusieurs sénateurs au parlement de cette province, son père Nicolas Carlet[3] est fonctionnaire dans l’administration de la marine, de sa naissance jusqu’en 1698. En 1698, cedernier emmène sa famille s’installer à Riom où il vient d’être nommé directeur de la Monnaie[4], puis à Limoges. De sa mère, Marie-Anne Bullet, on sait peu de choses.

Il fait ses études chez les Oratoriens de Riom. En 1710, ambitionnant de suivre la voie paternelle, il commence des études de droit à Paris, qu'il abandonne en 1713 et reprend épisodiquement : il obtient sa licence en droit en 1721et est reçu avocat, mais il n'exercera jamais[5].
Premiers essais [modifier]

Son premier texte est une comédie d'intrigue en un acte et en vers le Père prudent et équitable, ou Crispin l’heureux fourbe jouée dans un cercle d'amateurs en 1706 et édité en 1712[6]. Sa rencontre avec Fontenelle, et la fréquentation du salon de la très spirituelle Madame de Lambert[7], sont déterminantes pour saformation. Il y rencontre des « Modernes » et s’y initie à une forme de « préciosité nouvelle »[8], qui donnera naissance au « marivaudage ». Il développe alors son observation critique, s’engage dans la bataille contre les classiques et s’essaie à de multiples genres : roman parodique, poème burlesque ou chronique journalistique. Le parodique est alors sa principale voie d’écriture. Loin dedéconsidérer les œuvres classiques, il reprend, selon l'esprit néo-précieux qui traite de façon « enjouée » les « grands sujets »[9], tout ce qui fait le patrimoine culturel des écrivains classiques et le travestit en œuvres originales et décalées par rapport à l’usage. C'est ainsi qu'il écrit un Télémaque travesti en 1714-1715, (où il évoque la misère des huguenots, puis une Iliade Travestie en 1716, saquatrième œuvre publiée et la première signée « M. de Marivaux »[1].

Il est considéré comme un brillant moraliste, sorte de nouveau La Bruyère. Il se marie en 1717 avec Colombe Boulogne, fille d'un riche avocat[10], dont la dot permet au ménage de vivre dans l'aisance. Il perd son père en 1719, l'année de la naissance de sa fille, Colombe. Mais il est ruiné par la banqueroute de Law en 1720, perdsa femme en 1723, et doit alors écrire pour vivre et élever sa fille.
Une passion : le théâtre [modifier]

Sa raison d’être est toute trouvée, ce sera le théâtre. Il s'essaie à la tragédie classique en cinq actes et en vers avec Annibal, joué en 1720 par les comédiens du Roi, mais ce n'est pas une réussite.

Son premier succès, la même année, il le doit à Arlequin poli par l'amour joué...
tracking img