Mieux cerner l'organisation

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  • Publié le : 16 juillet 2010
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INTRODUCTION
Pour satisfaire ses besoins sans cesse croissants, l’homme a mis en place des structures lui permettant d’agir en vue d’atteindre ses objectifs. Ces structures sont présentes dans toutes les sociétés modernes et revêtent diverses formes. Que ce soit au plan économique, social, politique, ou religieux, , elles sont regroupées sous un même terme : « l’organisation ».
L’organisationest donc un terme générique qui englobe aussi bien le fait d’organiser (activité), que l’entité résultant de cette action.
L’organisation est un ensemble de moyens structurés constituant une unité de coordination ayant des frontières identifiables, fonctionnant en continu en vue d’atteindre un ensemble d’objectifs partagés par les membres participants.
Pour mieux cerner sa réalité, plusieursthéories ont été développées. Après une présentation détaillée de ces différentes théories ainsi que des caractéristiques de l’organisation, nous étudierons les notions qu’on peut assimiler à l’organisation.

I- QU’EST-CE QUE L’ORGANISATION ?
La notion d'organisation est et difficile à cerner. Les définitions qui en sont données sont plurielles et souvent critiquables. Une revue des différentesthéories de l’organisation, de même que ses caractéristiques nous permettra de mieux appréhender cette notion.
A- LES DIFFERENTES ACCEPTIONS DE L’ORGANISATION
Plusieurs courants de pensée se sont penchés sur la définition de l’organisation afin d’en comprendre le fonctionnement. Nous pouvons les regrouper en trois (03) catégories :
1. L’école classique
Cette période est matérialiséepar une conception mécanique de l’organisation. Elle a été développée par TAYLOR, FAYOL et WEBER. Pour ces penseurs, l’organisation est une machine, c’est-à-dire, un mécanisme dont les rouages doivent être huilés et où chacun doit être à sa place. Il s’agit là de l’Organisation Scientifique du Travail (OST) dont le souci est la recherche de l’efficience par des méthodes telles que :
* le onebest way selon laquelle chaque temps, chaque geste et chaque pause doit être analysé pour rationnaliser les mouvements ;
* la spécialisation du travail qui implique une division des tâches.
Autrement dit, les activités complexes doivent être fractionnées en des opérations élémentaires car, plus le travail est spécialisé (et donc répété par une même personne), plus il requiert moins de temps pourêtre réalisé ; ce qui augmente la productivité.
Toutefois, elle a été critiquée par d’autres penseurs qui ont développé d’autres conceptions.
2. L’école des relations humaines
A l’école classique succède celle des relations humaines qui montre l’importance du facteur humain dans le succès des organisations en s’interrogeant sur l’adéquation motivation/organisation.
Pour les partisans de cetteécole initiée par Elton MAYO, la productivité du travail sera augmentée si l’homme est privilégié et traité dans toutes ses dimensions.
* Le travail accompli par un ouvrier n'est pas déterminé par sa capacité physique mais par ses facultés intellectuelles, sa motivation, les conditions de travail … 
Les rémunérations non financières jouent un rôle important dans la motivation des ouvriers * La parcellisation des tâches n'est pas la forme la plus efficace de la division du travail ;
* les travailleurs se sentent membres d'un groupe et c'est en fonction du groupe qu'ils réagissent aux directives de la hiérarchie.
Ce nouveau regard correspond au développement des sciences humaines (sociologie, psychologie, psycho-sociologie, psychanalyse) et à l’apparition d’une nouvellescience étudiant l’homme au travail : l’ergonomie.
3. L’école néo-classique
L’école néo-classique s'est développée grâce à l'apport de grands chefs d'entreprises et grands cabinets de conseil. C'est un courant orienté vers le pragmatisme dont la base théorique demeure très largement inspirée de l'école classique tout en incorporant ce qui parait bénéfique dans les courants postérieurs.
Les...
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