Philo

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 10 (2414 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 24 novembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Peut-on vaincre la peur de l'autre?
Notion : La perception • Date de publication : 01/07/2009 • 1381 vues

|Note du corrigé : |Version imprimable |
|Currently 3.40/5 | |
|| |
|Nombre de mots : | |
|2436 ||
| | |

 
Une analyse, un plan, et plusieurs points-clés développées.
 
Analyse du sujet

Peut-on :

Est-ce possible ?

Est-ce souhaitable ?

Vaincre (la peur) : ici c'est combattre, étouffer, réduire, annihiler, dépasser

Comment vaincre :

parune conduite magique (cf. les analyses de Sartre. Dans l’Esquisse de la théorie des émotions )

par l'action, (l’attaque, le sourire, l’échange, le pari)

La peur de l’autre : il y a deux façons d’entendre cette expression selon que le complément du nom est pris objectivement ou subjectivement

1) Vaincre notre peur de l’inconnu ( des étrangers) ;

2) Faire que l’autre n’ait plus peur,quel que soit le sujet de sa peur ; en ce deuxième sens il faudrait s’interroger sur la possibilité ou non de rassurer les autres. Pouvons-nous par notre comportement rassurer l’autre ou faut-il toujours qu’il le veuille ?

L'autre : « l'autre » en philosophie recouvre une pluralité de sens et n'est pas strictement réductible à « autrui ».

C'est le contraire du même, du connu, du normal, duprévisible : tout ce qui fait éclater les repères… Tout ce qui dérange les habitudes mentales et force de l'étonnement.

Ebauche de plan :

I) Les autres peuvent nous aider à pacifier la peur de l’inconnu :

A ) Autrui : le garde fou de la normalité lorsque la raison vacille ;

B) Mais aussi la victime à sacrifier comme bouc-émissaire.

II) La peur creuse l’abîme qui nous sépare des autres :A) L’analyse de l’enfermement des fous et de la naissance de la prison par Michel Foucault ;

B) Les réactions ethnocentriques (Race et histoire, Lévi-Strauss).

III) Comment vaincre la peur de l’autre ?

A) Par la connaissance ;

B) Par l’attaque en inspirant la peur ou par la mise en place de lois communes ;

C) par le pari de la confiance.

Ebauche de développement :

BIZARRE…VOUS AVEZ DIT BIZARRE.

Au début de La Nausée, Antoine Roquentin, un homme d'une trentaine d'années, désabusé et en proie à de grandes crises de solitude, remarque combien le monde devient vite étrange pour celui qui n'y rencontre plus la présence des autres." Le vraisemblable disparaît en même temps que les amis. Mais tout l’invraisemblable en compensation, tout ce qui ne pourrait pas être crudans les cafés, on ne le manque pas… " Ainsi la poignée de la porte, la racine, le papier gras qu‘il ramasse, prennent une densité étrange, « dégoulinent » d’existence et l'affectent de nausée.

Après un cauchemar, on aime se réveiller accompagné : la présence d'autrui rassure, elle est gage du retour à la normalité. Certes, l'homme qui est auprès de nous peut-être un espion, un voleur, unassassin en puissance ; il sera à l'origine de nouvelles craintes, il impliquera une nouvelle vigilance mais, du moins on saura à quoi s'attendre alors que le « horla », l’alien, le fantôme, le monstre, par leur étrangeté même, nous désarment, nous ne savons que faire pour nous protéger.

LE BOUC EMISSAIRE

Pour apaiser leurs tensions et calmer leurs démons, les collectivités n'ont pas hésité à...
tracking img