Planification familiale

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 50 (12497 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 11 octobre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
PLANIFICATION FAMILIALE
Abdou NOMAOU et Soumana HAROUNA

5

5.1

CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION

Dans les pays africains, le rythme élevé de la croissance de la population constitue une contrainte majeure aux efforts de développement. Le déséquilibre persistant entre l'accroissement élevé de la population et la faible croissance économique contribue à la détérioration des conditions devie des ménages. Une des priorités actuelles des pouvoirs publics est de mettre en place des stratégies adéquates pour une maîtrise efficiente de ce mouvement. La fécondité, comme composante majeure de cette évolution, est au centre de toutes les préoccupations. Au Niger, malgré les actions entreprises, le niveau de la fécondité reste encore parmi les plus élevés au monde. En réaction à cettesituation, le Gouvernement a opté pour une approche plus élaborée et plus complète par la prise en compte de la dimension population dans tous les plans et programmes de développement. Cette orientation a été consolidée par la Déclaration de Politique nationale de population, dont l’objectif est d’atteindre l’équilibre entre l’accroissement de la population et le développement socio-économique,adoptée en 1992 et en cours d’actualisation. Les résultats de l'EDSN I et II réalisées respectivement en 1992 et 1998, avaient mis en évidence un très faible niveau d’utilisation contraceptive (moins de 5 % pour les méthodes modernes parmi les femmes en union) et, en même temps, un niveau relativement élevé des besoins non satisfaits en matière de contraception (14 % des femmes en union avaient desbesoins non satisfaits en 1998 ; elles étaient 19 % en 1992). La stagnation du niveau d’utilisation de la contraception moderne (prévalence des méthodes modernes de 4 % en 1992 et 5 % en 1998) et la baisse relative des besoins non satisfaits justifient la collecte de données fiables pour accompagner les actions gouvernementales dans la mise en œuvre des programmes et projets de santé relatifs à laplanification familiale. Comme lors des précédentes enquêtes, l'EDSN-MICS III a collecté des informations sur les méthodes contraceptives pour connaître les niveaux actuels et les éventuelles modifications intervenues au cours des dernières années en matière d'utilisation contraceptive. Ainsi, les sujets suivants ont-ils été abordés par l’enquête : • • • • • • la connaissance et la pratique passée etprésente de la contraception ; la connaissance de la période féconde ; les sources d'approvisionnement en contraception ; l’utilisation future de la contraception ; les sources d'information sur la contraception ; les opinions et les attitudes face à la contraception.

5.2

CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION

L'utilisation de la contraception suppose, au préalable, la connaissance d'au moinsune méthode contraceptive. Les différentes méthodes retenues dans le questionnaire de l’enquête sont classées en trois catégories :

Planification Familiale | 69



les méthodes modernes, comprenant la stérilisation féminine et la stérilisation masculine, la pilule, le stérilet ou DIU (Dispositif Intra Utérin), les injectables, les implants (Norplant), le condom masculin, le condomféminin, le diaphragme, les méthodes vaginales (spermicides, mousses et gelées) et la pilule du lendemain ; les méthodes traditionnelles, comprenant, l’Allaitement la continence périodique et le retrait ; les méthodes, dites «populaires », comme les herbes, les gris-gris, les tisanes et autres méthodes pouvant rentrer dans cette catégorie.

• •

La collecte des informations relatives à la connaissancedes méthodes s’est déroulée en deux étapes. D'abord, l'enquêtrice notait la (ou les) méthode(s) spontanément citée(s) par l'enquêté. Ensuite, dans le cas où l'enquêté n'avait pas cité toutes les méthodes consignées dans le questionnaire, l'enquêtrice devait procéder à une brève description des méthodes non citées et enregistrer si, oui ou non, l’enquêté en avait entendu parler. On considère...
tracking img