Socio

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  • Publié le : 14 mars 2010
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Peau noire, masques blancs est un ouvrage publié par Frantz Fanon en 1952.
L'ouvrage s'ouvre sur une citation d'Aimé Césaire (Discours sur le colonialisme). Je parle de millions d'hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme.
Il s'agit de faire une analyse, d'un point de vue psychologique de ce que lecolonialisme a laissé en héritage à l'humanité, et ceci en partant du rapport entre le Noir et le Blanc. C'est tout un jeu de définitions qui se font par différenciation, et pour cela le premier chapitre pose des bases de linguistique.
Sur la piste des nantis
Trop de protection tue la protection. Tel est le credo de M. Ernest-Antoine Seillière, le patron des patrons français, qui confirme savolonté de quitter la gestion paritaire de la Sécurité sociale. Et de prôner l’individualisme le plus forcené... pour les autres. Car, quand il s’agit de leurs propres vies, les riches organisent leur protection, mettent en place des systèmes clos de régulations collectives, sans craindre d’utiliser cet Etat-providence si souvent dénoncé. A l’heure où l’on salue « la disparition des classes », labourgeoisie se comporte comme un groupe uni qui assume ses alliances, ses manières de vivre, l’éducation des futurs héritiers et qui exprime ses intérêts collectifs et les gère, à travers une sociabilité de tous les instants. Une classe consciente d’elle-même qui défend ses privilèges et définit ses propres frontières.
Par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlothttp://www.monde-diplomatique.fr/2001/09/PINCON/15603
Cosmétique raciale et retour du refoulé
Aille ! Aille ! Aille ! Il s’est fourré dans de beaux draps ! Pendant un bref instant, devant les caméras de télévision, le Président des Etats-unis est devenu Noir !
La semaine dernière, quand son pote “Skip” Gates s’est fait embarquer par les flics pour avoir osé être Noir dans un quartier huppé de Boston, Barack Obama aoublié son rôle officiel: celui du pacificateur des consciences américaines qui leur raconte la belle histoire comme quoi son élection marque la fin du racisme aux USA.
Au lieu de cela, Obama, ce Président qui se donne un mal énorme pour toujours paraître ne pas choisir de camp, s’est effacé devant Barack, le sénateur radical du ghetto de South Side à Chicago, qui nous a rappelé que les flicsembarquent tout le temps des Négros, juste pour les faire chier et leur montrer qui est le “mac” dans la rue.
Je me souviens soudain qu’il n’y a pas si longtemps [NdT. en 1992] que nous avons vu une bande de petites frappes en uniforme de police de Los Angeles s’acharner avec une violence inouïe sur un homme à terre, les mains menotées dans le dos: Rodney King, un Noir, un “Africain-Américain”si vous préférez. La seule chose inhabituelle dans le passage à tabac de Rodney King est que – cette fois là – il s’est trouvé quelqu’un pour le filmer et montrer la vidéo au monde. Des violences policières comme celles-là, il s’en produit des milliers, chaque nuit, à travers le pays.
Oui, je sais: nous avons parcouru un sacré chemin depuis. Les choses ont changé. Obama a gagné, Jessie a pleuré[NdT. Jesse Jackson - président du lobby antiraciste NAACP], Beyoncé a lancé sa propre marque de parfum et Tiger Woods joue dans des clubs où, il y a encore 30 ans, on aurait refusé de le servir.
Je suis content pour eux.
Mais que pensez vous du cas de Robert Pratt, M. le Président?
Pratt, travailleur dans l’industrie automobile, est père de cinq enfants et paye chaque mois 1 100 US$ entraites pour rembourser sa maison de Detroit – alors que celle-ci ne vaut même plus 40 000 US$. Si ses traites sont astronomiques, c’est parce qu’il paye 11% de taux d’intérêt, soit le double de la moyenne nationale. Avec un plan de financement pareil, il est quasiment certain de ne pas pouvoir rembourser et de bientôt se retrouver à la rue.
Comment en est-on arrivé là ? Pratt, dont nous avons...
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