Sonnet a philis

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  • Publié le : 21 avril 2011
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En 1628, en pleine époque baroque, le sonnet de monsieurde Marbeuf, sans
doute le plus connu de ses œuvres, aborde le registre de la poésie élégiaque en
associant le thème de l’eau et de l’amour.Comment le poète parvient-il à montrer le
malheur amoureux par des images ? Et aussi, comment la forme de ce poème est-
elle construite par monsieur de Marbeuf ? Il semble intéressant de commencerpar
l’analyse des métaphores du malheur amoureux. Il conviendra ensuite de mettre en
évidence l’art de construction de ce sonnet.

La première partie étudie la réflexion métaphorique sur l’amourmalheureux.
Elle est la suivante : dans un premier temps nous remarquons que l’histoire racontée
dans les trois premières strophes narre la naissance d’Aphrodite : « La mère de
l’amour eut la mèrepour berceau ». En effet, la déesse naquit dans l’écume grâce
aux semences de Cronos dispersées dans la mer. Voilà une première métaphore
entre l’histoire du poète et une histoire mythologique.

Dansun second temps, la comparaison entre « la mer » et « l’amour » nous
explique le danger de s’aventurer dans les deux : « la mer et l’amour ne sont point
sans orage ». Le poète met en garde celuiqui ne veut pas souffrir dans la deuxième
strophe en utilisant le subjonctif : « qu’il demeure au rivage » et « Qu’il ne se laisse
pas à l’amour enflammer ». Les thèmes de l’eau et de l’amour sontomniprésents par
la présence des deux champs lexicaux et toujours l’un accompagné de l’autre : « Et
la mer et l’amour » (v. 1), « Car la mer et l’amour » (v.4). Cela montre que ces
éléments sontinséparables dans l’image qu’il nous est apporté.


Dans un troisième temps, c’est le registre élégiaque qui prédomine dans ce
texte parce que les plaintes exprimée par le poète sont au sujet del’amour: « Ton
amour qui me brûle est si fort douloureux » (v. 13). Au début du poème, il exprime
l’amour et ces souffrances en général et à la dernière strophe il parle de
lui : « j’eusse » (v. 14)....
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