Bale3

Pages: 8 (1849 mots) Publié le: 1 février 2011
Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 22:09
Bâle 3 : enjeux et modalités de la réforme bancaire Depuis plusieurs mois, le Comité de Bâle s’attache à rédiger de nouvelles règles bancaires censées prévenir le secteur de toute crise telle que l’on a connue. Venant renforcer les bilans des banques, « Bâle 3 » se heurte pourtant au refus catégorique des établissements bancaires. Enjeux, modalités,impacts, iFinance vous dit tout.



Un an et demi plus tôt, la faillite de Lehman Brothers avait fait l’effet d’une bombe sur la place financière. Faisant fi du célèbre adage « too big to fail » (1), la chute de la plus prestigieuse des banques d’investissement internationales a permis de révéler au grand jour l’état des bilans de ces établissements prêts à tout pour accroitre leurrentabilité. Usant et abusant de techniques comptables, Lehman avait réussi à dissimuler pendant plus d’un an un niveau d’endettement record. De manière générale, la question soulevée était donc celle du rapport entre le niveau de capital des établissements bancaires (ou fonds propres) et les activités à risques (subprimes par exemple).



Concrètement, des actifs (plus ou moins risqués) financéspar très peu (ou pas) de fonds propres. Ce qu’on appelle « l’effet de levier » permettait alors d’obtenir une rentabilité exorbitante, dépassant allégrement les 100% dans certains métiers. Au risque de ne pas pouvoir faire face à ses engagements en cas de défauts/crise. Qu’à cela ne tienne, le Comité de Bâle (2) se charge de régler le problème.







Les objectifs de Bâle 3L'idée du comité est relativement simple : pouvoir comparer la solidité des banques les unes avec les autres et s'assurer qu'elles pourront absorber des montants de pertes importants afin d'éviter de nouvelles faillites. Pour ce faire, il compte s’appuyer sur toute une série de mesures baptisées « Bâle 3 ». Faisant logiquement suite à Bâle 2, quatre mesures principales sont mises en avant :1 - Renforcement des fonds propres

Selon le Comité, il existe des fonds propres de meilleure qualité que d'autres dans leur capacité d'absorption des pertes (3). Il s’agit donc d’améliorer la qualité du « noyau dur » des capitaux des banques, le « Core tier 1 ». Les activités les plus risquées verraient ainsi leurs fonds propres alloués sensiblement renforcés. La solvabilité des banquesserait ainsi accrue.



2 - Adaptation des liquidités

Le Comité de Bâle propose la mise en place de deux ratios de liquidité :

- le « liquidity coverage ratio », ratio court terme, qui exigerait des banques internationales de détenir un stock d'actifs sans risque facilement négociables, afin de résister pendant 30 jours à une crise,

- le « net stable funding ratio », ration longterme, qui lui vise le même objectif mais sur un an.

En clair, les établissements de crédit ne pourraient investir dans des actifs à long terme (immobilier entre autres) qu’avec des ressources à long terme. Idem quant aux actifs à court terme.



3 - Création de « coussins contracycliques »

Constitués de résultats mis en réserve en haut de cycle, ils seraient utilisés en cas de criseet aussitôt reconstitués en cas de période faste.



4 - Modification du ratio d’effet de levier

Le ratio d'effet de levier qui permet d'évaluer la taille des engagements des banques par rapport à la taille de leur bilan existe déjà. En Europe, ce ratio n'est qu'un indicateur secondaire qui n'est pas véritablement déterminant. Néanmoins, sous la pression des Etats-Unis, le comitéenvisage d'en faire une mesure intégrée directement au pilier 1 de Bâle 2, celui qui permet de calculer les exigences en fonds propres, alors qu’il fait partie aujourd’hui du pilier 2, simple indicateur des mesures de contrôle. Le tout afin d'éviter un trop fort endettement des banques.







Levée de boucliers de la part des banques



Le moins que l’on puisse dire, c’est que...
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