Citoyenneté et empire a rome

Pages: 12 (2978 mots) Publié le: 11 janvier 2012
Citoyenneté et empire à Rome au Ier et au IIIème siècle

L’extension du droit de cité est une des caractéristiques de la politique romaine. Comme dans toutes les cités grecques, les droits politiques à Rome ne concernent que les hommes libres ayant le statut de citoyen. Mais à la différence des cités grecques, Rome a étendu progressivement son droit de cité d’abord aux habitants des villesitaliennes soumises à la domination romaine, puis à un nombre de plus en plus important de notables provinciaux et enfin à l’ensemble des habitants de l’empire.

Le droit de cité c’est le droit de participer aux prérogatives des citoyens. Il s’acquiert à la naissance ou par affranchissement. Il englobe plusieurs droits politiques (droit de vote, droit d’éligibilité, droit de servir dans lalégion…) et civils (droit de posséder un bien et de le transmettre par héritage, droit de se marier légalement…). On ne peut détenir qu’une partie de cet ensemble, par exemple les citoyens de droit latin possèdent le droit de vote, non celui d’éligibilité. Le droit de cité est progressivement étendu jusqu’à l’édit de Caracalla en 212 qui le reconnait à tous les individus libres de l’Empire.

Commentet pourquoi les empereurs ont étendu la citoyenneté romaine dans leur empire ?

I. Une diffusion individuelle

A. Le privilège d’être citoyen

|« Comme Auguste jugeait important de maintenir le peuple romain sans mélange et intact de toute intrusion de sang étranger […], il ne |
|distribua que chichement le droit de cité romaine […]. A Tibère qui demandait la citoyenneté en faveur d’unGrec de ses clients, il |
|écrivit : “Je ne la lui attribuerai que si vous me démontrez de vive voix à quel point votre demande est justifiée” ; de même, il le |
|refusa à Livie qui sollicitait le droit de cité pour un Gaulois qui payait un impôt, mais il offrit l’immunité fiscale en déclarant : |
|“Il m’est plus facile de soustraire quelque chose au fisc que de brader le privilège dela citoyenneté romaine.” » |
| |
|Suétone, Auguste, XL, 5-6 |

|« (Claude) raya de la liste des juges et renvoya à sacondition de pérégrin un personnage de rang équestre qui comptait parmi les |
|notables de la province de Grèce mais qui ignorait la langue latine. » |
|Suétone, Claude, XVI, 4 |

Questions :
a. Pourquoi d’aprèsces documents peut-on affirmer qu’un citoyen romain représentait un privilège ?
b. Quel est un des critères indispensables selon Suétone pour obtenir la citoyenneté romaine ?

Aux yeux des autorités romaines, être citoyen romain représentait un privilège auquel tous les pérégrins auraient dû aspirer. On appelait "pérégrins" des individus qui étaient nés libres, qui habitaient l’une desprovinces de l’Empire romain, mais qui n’étaient pas citoyens romains.

Ce privilège ne devait pas être bradé, comme l’affirme l’empereur Auguste (27 av. J.-C.-14 apr. J.-C.) dans le premier passage de Suétone rapporté ci-dessus. L’octroi de la citoyenneté devait se justifier par des mérites personnels et par un degré de romanisation suffisant. La maîtrise du latin constituait un critèrefondamental pour juger du degré de romanisation d’un individu, ainsi que le montre l’anecdote de Suétone dans laquelle l’empereur Claude (45–54 apr. J.-C.) retire la citoyenneté romaine à un notable grec incompétent en latin.

Cependant, malgré ces réticences à étendre la citoyenneté romaine, dès la fin de la République, des procédures furent mises en place pour permettre à des pérégrins de devenir...
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