coton

Pages: 75 (18603 mots) Publié le: 14 janvier 2014
Mars 2012

Sommaire

Sommaire
Avant-propos par Umida Niyazova

3

Synthèse

4

Introduction
Quel est le prix à payer pour l’or blanc ouzbek ?
Méthodologie

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6
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La récolte du coton : un travail sous contrainte
Les réalités du travail forcé des enfants
L’âge des enfants

8
8
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L’intendance du ramassage : eau, nourriture,hébergement
et transport
Le recours aux produits chimiques et les problèmes de santé
Les salaires
La mobilisation d’autres catégories de la population

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12



La fin de la récolte

14

Le droit du travail

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Une culture sous l’oppression de l’Etat
Maximiser le profit ?
Une main d’œuvre bon marché

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18
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La falsification de laqualité du coton

Les propriétés et les monopoles de l’Etat
La mécanisation
L’existence du Plan
Les relations au pouvoir
La coordination du travail des écoliers

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24
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Le financement du secteur du coton entre les mains de l’Etat :
Agrobank
La fixation du prix d’achat
Des champs de coton au marché internationalLe système d’injustice et la chaîne de responsabilité

Le coton : une ressource politique

29

Quels leviers d’action pour combattre le travail
forcé des enfants ?
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Le rôle des institutions financières internationales en question 30
La responsabilité des négociants
30
Le positionnement de l’Union européenne
32
La mission de l’Organisation Internationale du Travail33
Organiser la pression internationale sur l’Ouzbékistan
33
Glossaire
Références

2

35
35

Avant-propos
Le travail forcé dans le secteur du coton ouzbek est la plus grave
violation des droits de l’homme dans ce pays. Elle concerne environ
2 millions d’écoliers et d’étudiants, des centaines de milliers de
fonctionnaires des établissements publics, et des dizaines demilliers d’agriculteurs forcés par le gouvernement à cultiver le
coton.
L’Ouzbékistan, est à ce titre, unique : le pouvoir soutient
intentionnellement un système de travail forcé, touchant
également les enfants car il est absolument indispensable pour
récolter le coton à temps.
Quand je travaillais dans les organisations de défense des droits de
l’homme en Ouzbékistan, j’ai entendu des centainesd’histoires de
gens qui souffraient de l’anarchie et de la corruption ambiantes,
sans trouver de protection auprès de la justice. C’est vers nous
qu’ils se tournaient alors, nous, activistes citoyens, qui étions nousmêmes désarmés et vulnérables face à l’appareil répressif de l’État.
En 2007, j’ai été arrêtée et condamnée à sept ans de prison pour
diffusion de documents menaçant la sécuriténationale. Après
quatre mois de détention, j’ai été libérée sur pression de l’Union
européenne, mais poursuivre mon engagement pour la défense
des droits de l’homme était devenu désormais trop dangereux ; j’ai
alors décidé de quitter mon pays.

et au procureur pour leur demander de prendre des mesures
contre les étudiants qui refusent de ramasser le coton.
Il nous appartient, nous, militantsouzbeks des droits de l’Homme,
de nous adresser à la communauté internationale pour changer
la situation par une pression extérieure. Dans l’Ouzbékistan
autoritaire, il s’avère extrêmement difficile de résister depuis
l’intérieur, de même qu’aucun mécanisme de défense des
citoyens ne peut être utilisé contre les décisions arbitraires des
fonctionnaires d’État. La pression extérieure apparaîtcomme le
seul moyen de forcer les autorités à renoncer à la pratique qui
consiste à faire travailler les gens contre leur volonté.
Pour abolir le travail forcé en Ouzbékistan, il est indispensable
de trouver des partisans dans les milieux d’affaires, en politique
et au sein des différentes sphères de la société civile des pays
occidentaux.
Nous espérons que ce rapport attirera une...
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