La viande chevaline : une saveur à faire redécouvrir

Pages: 6 (1295 mots) Publié le: 22 février 2013
Consommée en grande quantité il n’y a pas si longtemps, la viande chevaline peine désormais à se faire une place de choix auprès des consommateurs. Les restaurants qui en proposent sont rares alors que paradoxalement la gastronomie hippophagique revient sur le devant de la scène dans une société en crise et en plein questionnement alimentaire. Et si vous faisiez redécouvrir ce met à vos clients ?Dans les pays francophones quand il s’agit de viande chevaline, la France fait exception. En Belgique, en Suisse ou au Canada, des milliers de restaurants proposent à leur carte de la viande chevaline. Mais dans l’hexagone, elle a tout simplement disparu des menus ne serait-ce que parce que la plupart des restaurateurs pensent qu’il est interdit d’en servir… Un à priori totalement faux !
Bienau contraire, il devient urgent de remettre la viande chevaline au goût du jour. A défaut, c’est toute une filière qui risque de disparaître… et ne plus consommer de viande chevaline reviendrait tout simplement à voir disparaître l’élevage français de chevaux de trait qui a été sauvegardé jusqu’ici grâce aux débouchés trouvés en boucherie.
Heureusement, en ces temps de crises économiques etalimentaires, la bonne nouvelle c’est que la viande chevaline a de nombreux atouts que les promoteurs de la filière (Interbev Equins) ne cessent de vanter : saveur incomparable, qualités nutritionnelles exceptionnelles, tendreté, bon rapport qualité-prix… Des efforts qui commencent à payer : après avoir baissé jusqu’en 2005, la consommation de viande chevaline a été en augmentation en 2007 (+9,8%) mêmesi 2008 a accusé une nouvelle baisse. Depuis le début de l’année 2009 les volumes résistent et sont stables (Source : baromètre Interbev – TNS Worldpanel).
A ce jour, 18% des ménages français en consomment, particulièrement dans deux régions : l’île de France et le Nord.

Le plus grand frein : le spectre d’une pratique barbare…

Petite fille, chaque fois que j’allais rendre visite à magrand-mère italienne, elle me préparait un « bifteck de cheval » parce que, disait-elle, « c’est bon pour ta santé et c’est tellement tendre… ». Je n’ai pas le souvenir d’avoir été horrifiée alors que je dégustais sa recette. Au contraire, dans ma mémoire ces repas restent des doux souvenirs de famille…
Pourtant, pour la plupart des consommateurs, lorsque l’on parle de viande chevaline, le spectred’une pratique barbare se profile instantanément à l’horizon. A l’occasion d’une conférence de presse, Jean-Pierre Poulain, éminent socio-anthropologue, professeur des Universités, directeur du CETIA (Centre d’Etudes du Tourisme et des Industries de l’Accueil), expliquait avec talent comment l’homme des sociétés occidentales d’influence chrétienne s’était mis à « dés-animaliser » les animaux destinés àêtre consommés. Pour la viande chevaline, la religion a joué un rôle fondamental, en particulier dès 732, lorsque le pape Grégoire III en a interdit la consommation. Et on ne sut jamais vraiment si c’était pour lutter contre les pratiques païennes en Germanie alors en voie de christianisation ou pour économiser les précieux destriers de guerre ! Au milieu du XIXème siècle, la bataille faisaitrage entre aristocrates et paysans scandalisés à l’idée de manger leurs compagnons de gloire ou de travail et de l’autre, des savants progressistes avec en tête, pour l’anecdote, Emile Decroix, vétérinaire militaire mais également président de la Société Protectrice des Animaux ! Ces scientifiques mettaient en avant la nécessité de nourrir la population croissante des villes mais aussi l’améliorationde la condition des animaux qui à l’époque mouraient très souvent d’épuisement en pleine rue, exploités jusqu’à leur dernier souffle.
Plus tard, malgré l’opposition de différents groupes (et entre autre les bouchers bovins), l’hippophagie a fini par s’installer, notamment en France où elle a connue son apogée dans les années 1950-1960 pour ensuite décliner jusqu’à la fin du XXème siècle et...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • Le marché de la viande chevaline
  • Alternative à la viande
  • La philosophie à l’épreuve de la viande
  • À faire
  • A faire
  • Que faire à londres ?
  • rien a faire
  • travail a faire de la societe

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !