Spinoza pensés métaphysiques

Pages: 5 (1220 mots) Publié le: 13 novembre 2012
Spinoza, Pensées métaphysiques : le vrai et le faux


Commentaire semi-rédigé sur un extrait de Pensées Métaphysiques de Spinoza sur les notions de vrai et de faux.


Texte étudié

« La première signification donc de Vrai et de Faux semble avoir tiré son origine des récits ; et l'on dit vrai un récit quand le fait raconté était réellement arrivé ; faux, quand le fait raconté n’étaitarrivé nulle part. Plus tard les philosophes ont employé le mot pour désigner l'accord ou le non-accord d'une idée avec son objet ; ainsi, l'on appelle Idée Vraie celle qui montre une chose comme elle est en elle-même ; Fausse celle qui montre une chose autrement qu'elle n'est en réalité. Les idées ne sont pas autre chose en effet que des récits ou des histoires de la nature de l'esprit. Et de là on enest venu à désigner de même par métaphore des choses inertes ; ainsi quand nous disons de l'or vrai ou de l'or faux, comme si l'or qui nous est présenté racontait quelque chose sur lui-même, ce qui est ou n'est pas en lui. »
(Spinoza, Pensées Métaphysiques)


Commentaire

Dans Pensées métaphysiques, SPINOZA aborde les notions de Vrai et de Faux. Ainsi, il va soutenir le fait que cestermes sont employés pour désigner l'accord ou le non-accord d'une idée avec son objet (c'est-à-dire qu'une idée est dite vraie lorsqu'elle montre une chose comme elle est en elle-même, et fausse lorsqu'elle montre une chose différemment de ce qu'elle est en réalité). De plus l'auteur défend le fait que les idées ne sont rien d'autre que des récits ou des histoires "de la nature de l'esprit". Enfinil insiste sur le fait que nous utilisons désormais les notions de Vrai et de Faux afin de désigner (par métaphore) des choses inertes.
Sachant que les idées ne sont pas autre chose que des récits et des histoires de la nature de l'esprit, pourquoi nous efforçons-nous de les rattacher aux notions de vérité et de fausseté?
De plus en appliquant les notions de Vrai et de Faux aux chosesinertes, ces notions ne perdent-elles pas tout leur sens?
Enfin en admettant que la notion de Vrai s'applique à un fait raconté qui s'est réellement passé, n'y a-t-il pas là une limite par rapport au fait que l'on ne puisse pas toujours vérifier si le récit s'est réellement produit?
SPINOZA grand auteur de son époque, invite donc le lecteur à comprendre que les notions de Vrai et de Faux ont leurslimites et comment nous en sommes arrivés à assimiler ces termes à des choses inertes.


Afin de comprendre les notions de Vrai et de Faux, l'auteur, en employant l'expression "la première signification" et le substantif "origine", marque sa volonté de montrer l'évolution sémantique de ces deux notions. Cependant en employant le verbe "semble(r)", SPINOZA montre bien qu'il n'est pas sûrde l'origine réelle des termes et admet donc en quelques sortes cette origine telle un présupposé.
De plus l'emploi du terme "récits" ne fait pas référence au concret; en effet on peut se trouver soit dans le réel soit dans l'imaginaire.
En donnant la "signification première" de Vrai et de Faux, SPINOZA admet donc une règle qui a été établie et qui ne peut être autrement et permet donc auxlecteurs de comprendre en quelque sorte l'étymologie des termes Vrai et Faux.
Pour continuer à faire comprendre aux lecteurs comment nous en sommes arrivés à utiliser les termes Vrai et Faux pour des choses inertes, SPINOZA fait référence au sens donné par les philosophes au cours du temps. L'auteur s'intéresse donc à l'étude menée par ceux qui étudient l'Etre en tant qu'être et qui souhaitent apporterdes réponses.
En utilisant "ont employé", on constate donc un contraste avec la première ligne et notamment le verbe "semble(r)", qui montre bien, cette fois-ci, que l'on est sûr(e) de la définition donnée.
Ainsi selon les philosophes, l'idée peut être reconnue comme vraie si et seulement s’il y a une concordance entre l'idée et son objet, l'inverse une idée est reconnue comme fausse si...
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