35 kilos d'espoir

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Résumé

Anna Gavalda est une romancière françaisenée en 1970. 35 kilos d’espoir, œuvreparue en 2002, est son troisième roman et son seul livre à destination de lajeunesse. Dans ce court roman, l’auteure raconte l’histoire de Grégoire, unjeune garçon de treize ans qui éprouve de grandes difficultés dans sascolarité. Le récit est à la première personne, Grégoire relatant directementses aventures aux lecteurs.

 

Grégoire hait l’école car rien ne l’y incite àréussir. Ses parents se querellent tout le temps et ne l’encouragent pasvraiment à étudier ; quant à ses enseignants ils préfèrent s’intéresseraux élèves brillants. Il a déjà redoublé deux fois. Le jeune homme est l’objetde moqueries de ses camarades de classe mais il n’est en réalité pas si gauche,a même des talents, comme pour le bricolage, passion héritée de son grand-pèreLéon. Mais Grégoire n’a malheureusement pas hérité du succès dans les études decelui-ci, car le vieil homme a fini par devenir un architecte notoire.

Léon est l’unique confident de Grégoire ; ille soutient tout le temps, le conseille, lui veut du bien. Il veut lui fairecomprendre que même s’adonner au bricolage nécessite un certain niveaud’études. Parfois, il se fâche contre lui, quand il est renvoyé de l’écolenotamment ou encore quand il obtient de mauvaises notes, mais c’esttoujours pour le pousser à aller de l’avant, lui faire prendre conscience de cequi serait bon pour lui.

La plupart des instituteurs de Grégoire ne l’ontpas aidé à réussir. Seule une enseignante, pendant son parcours scolaire,semble l’avoir vraiment compris, Marie, une institutrice adepte des travauxmanuels qui l’encourageait dans ses talents. Elle a su comment s’y prendre avecGrégoire en lui transmettant un certain espoir, en lui montrant que l’écolen’est pas aussi terrible qu’il le pense. Malheureusement, elle finit parquitter l’école, le laissant seul avec son désespoir.

Pendant les cours de gymnastique, l’élève « raté »qu’est Grégoire fait rire toute la classe par sa maladresse. Un jour, il seblesse gravement et provoque les railleries de tous ses camarades ; leprofesseur l’accuse d’avoir eu l’intention de faire rire la galerie. C’est àcause de cet incident banal, et où il est en réalité une victime, que Grégoire estexclu de l’école. 

Le jeune homme n’a pas de goût pour le sport, rienne l’enthousiasme vraiment en dehors du bricolage, dont la pratique l’ad’ailleurs encouragé à apprendre à lire pour mieux comprendre le fonctionnementdes machines – une envie que ses enseignants n’avaient jamais su provoquer chezlui. À treize ans, Grégoire sait déjà utiliser une perceuse ou une scie ;il sait comment enlever du papier peint, démonter les pièces de certainsappareils. Le jeune bricoleur a déjà concrétisé des projets en inventant desmachines ; à certains égards, il se montre donc loin d’être bête. 

Grégoire décide un jour de poser sa candidaturepour étudier dans un lycée technique ; l’endroit se trouve très loin dechez lui mais son grand-père, qui l’aime beaucoup, toujours prêt à l’épaulerpour qu’il réussisse sa vie, prend en charge ce projet. Pour cela, il lui donnequelques conseils et l’encourage à travailler durement pour se faire une placedans la société. L’internat l’accepte à condition qu’il réussisse un testpréalable. Grégoire trouve le courage de le passer et de le terminer ens’imaginant que son oncle se trouve à ses côtés et l’encourage. Mais une foisle test terminé, Grégoire apprend que son grand-père est dans le coma.

Au sein de sa nouvelle école, Grégoire est trèsrespecté, par ses instituteurs comme par ses camarades ; il fait preuved’un certain talent dans le domaine technique. Il est en revanche très préoccupépar la santé de son grand-père, qui a su faire de lui un homme, un grand hommemême. Il fait tout pour favoriser sa guérison ; il lui transmet son amour,du courage, à travers les « 35 kilos d’espoir » qu’il pèse, soutenantl’homme qui l’a tant poussé en avant. Et cela fonctionne ; Léon se remetet peut venir voir son petit-fils en fauteuil roulant.

 

35kilos d’espoir est un livre émouvantà travers lequel Anna Gavalda souhaite montrer les failles du système éducatif etpeut-être inciter les professeurs à envisager les élèves selon les qualités quisont les leurs, et non en fonction de standards qu’il s’agit d’imposer à tous. L’auteureinsiste sur la valeur de l’encouragement, sur la nécessité de bâtir uneconfiance en soi solide pour trouver son chemin, oser l’entreprendre et avoirune chance de « réussir sa vie ».

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