35 kilos d'espoir

par

Une œuvre divertissante

Le récit, raconté à la première personne du singulier, est une œuvre de divertissement qui permet de s’identifier pleinement à Grégoire. Le lecteur suit avec passion les aventures du héros, il ressent avec lui ses joies, ses peines et ses espoirs. 

         Le style de la narration, plutôt oral, correspond à la langue parlée par la jeunesse française, en adéquation totale avec le personnage de Grégoire et son âge. Anna Gavalda fait donc de 35 kilos d’espoir un roman d’apprentissage qui s’adresse à l’enfance. Bien que le message soit profond et touche à une question essentielle du système éducatif, l’auteure parvient à le faire passer sans rendre le texte étouffant ou trop pesant. En restituant les sujets de son roman à travers le point de vue d’un enfant et sa touche d’humour particulière, Anna Gavalda parvient à atténuer, dans une certaine mesure, des sujets sérieux tels que les problèmes conjugaux des parents de Grégoire et leur divorce, la maladie de son grand-père et le thème de la mort, ou encore la crainte et l’angoisse de l’échec.

         « PS n°1 : C’est la première fois que je supplie quelqu’un pour aller à l’école, je me demande si je ne suis pas malade.

         PS n°2 : Je vous envoie les plans d’une machine à éplucher les bananes que j’ai fabriquée quand j’avais sept ans. »

         La lecture du roman est aisée et le lecteur apprend vite à s’identifier au personnage principal et à espérer le meilleur pour lui. Il est invité à prendre conscience des réalités de l’existence, souvent tristes, sans pour autant se laisser abattre. Au milieu des troubles de sa vie quotidienne, Grégoire parvient à s’affermir. Il décide d’intégrer une école dont l’enseignement serait plus adapté à ses caractéristiques personnelles, et tout au long du récit il persévèrera pour réaliser son objectif. Le dénouement heureux du récit complète un témoignage encourageant en montrant un personnage récompensé de ses efforts et de la persévérance dont il a su faire preuve. Grégoire parvient à intégrer l’école dont il rêvait, et l’état de santé de son grand-père s’améliore.

35 kilos d’espoir est un roman qui s’adresse aussi à l’enfance, et à ce titre il ne présente aucune difficulté dans sa lecture ou dans l’identification du lecteur au personnage principal.

« Sur mon bulletin de fin de maternelle, Marie avait écrit : “Ce garçon a une tête en forme de passoire, des doigts de fée et un cœur gros comme ça. On devrait réussir à en faire quelque chose.” »

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